Les stocks de pétrole brut aux États-Unis ont de nouveau fortement gonflé la semaine dernière, selon un rapport diffusé hier par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), confirmant l’effondrement de la demande en or noir et la quasi-saturation du marché. Cela s’est manifesté en début de semaine avec le prix du WTI tombant en dessous de zéro, les investisseurs préférant payer pour se débarrasser de barils à la valeur quasi nulle.
Les réserves de brut se sont établies à 518,6 millions de barils (MB) au 17 avril, soit une augmentation de 15 MB. Les analystes tablaient sur une hausse médiane un peu plus faible de 14 MB. Les stocks américains de pétrole brut ont atteint leur plus haut historique fin mars 2017 avec un peu plus de 535 MB.
« Avec la chute de l’activité des raffineries à un plus bas en 12 ans, la hausse des stocks de brut a toutefois été limitée par un recul des importations », observe Matt Smith de ClipperData. Les raffineries ont fonctionné à seulement 67,6 % de leurs capacités, en recul de 1,5 % par rapport à la semaine dernière. Les importations ont elles nettement reculé, passant de 5,68 millions de barils par jour (mbj) à 4,94 mbj. Les exportations ont aussi baissé, passant de 3,44 mbj à 2,89 mbj. En nette hausse avant la publication du rapport, le contrat du baril américain de WTI pour livraison en juin poursuivait sa progression, montant de 26,5 % à 14,63 dollars hier.


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