Durant la séance nocturne, le Parlement a approuvé la proposition de loi du président de la Chambre Nabih Berry, prévoyant une légalisation du cannabis à des fins médicinales. Le Hezbollah, le groupe des députés arméniens, les députés Ziad Assouad et Samir el-Jisr s’y sont toutefois opposés.
Le député Hussein Hajj Hassan a justifié l’opposition du Hezbollah par « l’absence d’une étude de faisabilité sur base de laquelle il est possible de régulariser la culture » du Sativa indica, utilisé à des fins thérapeutiques. Selon lui, cette culture « ne va pas profiter aux agriculteurs de la Békaa », compte tenu des restrictions qui l’entourent.
Le député Ziad Assouad a souligné pour sa part le danger de cette démarche « sur les jeunes, compte tenu de la faiblesse de l’État dont la justice est laxiste et dont les services de sécurité sont complices », tandis que l’ancien ministre Raëd Khoury relevait sur son compte Twitter que l’approbation de ce texte de loi « est conforme aux recommandations du plan McKinsey pour la diversification sectorielle de l’économie libanaise et le développement des secteurs productifs ». Elle représente, selon lui, le début d’exécution des recommandations du consultant international.
Le groupe parlementaire du Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt a de son côté approuvé ce texte, estimant que la loi adoptée permettra « d’assurer des rentrées financières à l’État et de mettre un terme au fléau (du narcotrafic) et à ses répercussions sociales et sécuritaires ».


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