Le ministre français de l’Économie, s’adressant par visioconférence à son homologue nippon, Taro Aso, lors d’une réunion du G7. Benoit Tessier/Reuters
Le G7 s’est dit favorable hier à la suspension du service de la dette des pays pauvres, au moment où le FMI et la Banque mondiale cherchent à limiter les dégâts de la probable pire récession de l’économie mondiale depuis les années 1930. Lundi, le président Emmanuel Macron avait appelé dans une allocution télévisée à « aider » l’Afrique aux prises avec les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19 en « annulant massivement sa dette ». Les argentiers des grandes économies les plus riches de la planète ont dit souhaiter eux aussi « aider ces pays à faire face aux impacts sanitaires et économiques » de la pandémie, mais ils n’envisagent qu’un moratoire sur le service de leur dette. Nombre de ces pays sont très exposés à une forte chute du prix des matières premières et à la contraction des échanges commerciaux internationaux, a mis en garde le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire.
Le FMI estime que l’Afrique sub-saharienne connaîtra cette année sa première récession depuis un quart de siècle, avec un recul du PIB de 1,6 %, alors qu’elle reste relativement épargnée pour l’instant par le Covid-19. Les 76 pays éligibles au moratoire, dont une quarantaine en Afrique sub-saharienne, sont ceux aidés par l’Association internationale de développement de la Banque mondiale. Concernant le service de cette dette qui représente un total de 32 milliards de dollars pour ces pays, la France a « obtenu le moratoire au niveau des créanciers bilatéraux (12 milliards) et des créanciers privés (8 milliards), soit un total de 20 milliards de dollars », a détaillé le ministre français.
Source : AFP


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