Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient - Coronavirus

La pandémie continue sa progression avec quelques signes de ralentissement

Macron prolonge le confinement en France jusqu’au 11 mai.

À New York, Times Square presque vide, hier. Johannes Eisele/AFP

La pandémie du coronavirus poursuit sa sinistre progression, même si les mesures de confinement semblent commencer à porter leurs fruits dans certains pays, en Europe et aux États-Unis, où le rythme des décès journaliers ralentit. Alors que certains pays relâchent d’un cran de confinement, le président Macron a annoncé hier soir une prolongation du confinement d’un mois.

La maladie Covid-19 a déjà tué au moins 114 539 personnes dans le monde, un chiffre qui a doublé en un peu plus d’une semaine. Avec un total de plus de 78 000 morts, l’Europe demeure le continent le plus durement touché. Les États-Unis restent le pays le plus endeuillé avec au moins 22 109 décès. Hier, l’État de New York, le plus touché de l’union, a passé le seuil des 10 000 morts, a indiqué son gouverneur.

Ailleurs, la situation est effroyable dans plusieurs pays, notamment en Équateur où hôpitaux et pompes funèbres sont complètement débordés. À Guayaquil, la capitale économique équatorienne, une équipe spéciale de policiers et militaires a été créée pour recueillir les cadavres qui ne peuvent être enlevés et qui restent parfois abandonnés dans les rues. Cette équipe a déjà récupéré plus de 700 corps dans les habitations à travers la ville.

Signe de repli

Le nombre quotidien de morts montre néanmoins des signes de repli depuis plusieurs jours dans certains des pays les plus affectés, en Italie, en France et même aux États-Unis. L’Italie a annoncé hier soir avoir passé le cap des 20 000 morts, bien que l’épidémie y semble moins meurtrière. La France se rapproche du cap des 15 000 décès avec un total de 14 967 morts, dont 574 décès de plus en 24 heures, a indiqué hier la direction générale de la Santé dans un communiqué.

La pandémie semble en outre approcher de son pic aux États-Unis où 1 514 nouveaux décès ont été enregistrés en 24 heures, un chiffre en recul pour le deuxième jour consécutif. Parmi les victimes, un premier marin du porte-avions USS Theodore Roosevelt a été retrouvé mort hier sur l’île de Guam, dans le Pacifique, où le navire a jeté l’ancre et a été partiellement évacué. L’expert en chef de la Maison-Blanche, Anthony Fauci, a estimé que l’économie américaine pourrait redémarrer graduellement en mai. Alors que les principaux indicateurs de la propagation « ne sont pas seulement stabilisés mais commencent à redescendre », il a dit son « optimisme prudent ».

Le confinement

Profitant d’une tendance à la baisse du nombre de morts causées par la pandémie de coronavirus, l’Espagne a desserré d’un cran hier son confinement en autorisant une reprise partielle du travail. Le gouvernement de Madrid a autorisé les Espagnols à reprendre, dans une certaine mesure, le chemin des usines et des chantiers, après deux semaines d’« hibernation » où toutes les activités économiques non essentielles étaient à l’arrêt. Les 46,6 millions d’Espagnols restent d’ailleurs soumis au strict confinement imposé depuis le 14 mars. « Le déplacement vers le lieu de travail ne peut s’effectuer que lorsqu’il est autorisé et que le télétravail est impossible », a rappelé le ministre de la Santé Salvador Illa. Hier, le bilan quotidien de la pandémie en Espagne est passé à 517 morts, le chiffre le plus bas depuis le 20 mars, portant le total des décès dans le pays le plus endeuillé d’Europe après l’Italie à 17 489 tués.

En Allemagne, l’Académie nationale des sciences Leopoldina, dont les avis sont très suivis par les autorités, a prôné hier un retour « par étapes » à la normale, si notamment les chiffres des nouvelles contaminations « se stabilisent à un bas niveau » et si « les mesures d’hygiène sont maintenues ». Dimanche, le ministre de la Santé, Jens Spahn, a laissé entrevoir un allègement des mesures coercitives, plus ou moins strictes selon les États régionaux, qui affectent durement la principale économie européenne.

En France, la stratégie est différente. Le président Emmanuel Macron a en effet, dans une allocution à la télévision hier soir, annoncé une prolongation du confinement généralisé jusqu’au 11 mai. « Le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu’au lundi 11 mai », a déclaré Emmanuel Macron. Les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriront « progressivement » à partir du 11 mai, a-t-il précisé, mais dans l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront « physiquement pas avant l’été ». Les frontières de la France avec les pays non européens « resteront fermées jusqu’à nouvel ordre », a-t-il encore ajouté. La France n’était « à l’évidence pas assez préparée » à la crise du coronavirus, qui a révélé « des failles », a reconnu le président français.

De manière générale, la reprise du travail, bien entamée en Chine après la levée des mesures de confinement dans la région où est née la pandémie en décembre, est loin d’être à l’ordre du jour dans de nombreux autres pays, face à un virus qui, selon l’Organisation mondiale de la santé, est dix fois plus mortel que la grippe A (H1N1) apparue en mars 2009 au Mexique.

Boris Johnson sorti d’affaire

La maladie n’épargne pas non plus les puissants : le Premier ministre britannique Boris Johnson, 55 ans, s’en est sorti, de son propre aveu, de justesse. Après avoir passé une semaine à l’hôpital, dont trois jours en soins intensifs, il récupérait hier dans la résidence de campagne des Premiers ministres, au nord-ouest de Londres. L’épidémie a tué plus de 11 000 personnes au Royaume-Uni.

Pour renforcer le contrôle du confinement dans la capitale russe, la ville de Moscou a lancé hier un système de laissez-passer électronique que les habitants devront télécharger pour pouvoir se déplacer en voiture ou en transports en commun. Lors d’une réunion en visioconférence retransmise sur le site du Kremlin, le président Vladimir Poutine a reconnu que la situation « n’évoluait pas dans la meilleure direction » dans son pays, qui souffre de « pénuries » d’équipements de protection pour les personnels médicaux.

Selon le dernier bilan officiel, la Russie compte 18 328 cas de contamination et 148 morts, avec une hausse de 2 558 cas lors des dernières 24 heures, un record depuis l’apparition du nouveau coronavirus dans le pays.

Le Soudan a décrété hier un couvre-feu total de trois semaines à compter de samedi dans la capitale Khartoum et ses environs, après avoir enregistré la plus importante augmentation du nombre de cas de coronavirus dans le pays. En Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a refusé dimanche la démission de son puissant ministre de l’Intérieur, Süleyman Soylu. Ce dernier est critiqué de toutes parts pour avoir pris de court des millions de Turcs vendredi soir, en annonçant l’entrée en vigueur deux heures plus tard d’une interdiction de sortir pendant le week-end dans les 30 plus grandes villes du pays. Cette annonce de dernière minute a provoqué la ruée de milliers de Turcs paniqués dans les commerces pour y faire des provisions, au mépris des règles de distanciation sociale.

Source : AFP

La pandémie du coronavirus poursuit sa sinistre progression, même si les mesures de confinement semblent commencer à porter leurs fruits dans certains pays, en Europe et aux États-Unis, où le rythme des décès journaliers ralentit. Alors que certains pays relâchent d’un cran de confinement, le président Macron a annoncé hier soir une prolongation du confinement d’un mois.La maladie Covid-19 a déjà tué au moins 114 539 personnes dans le monde, un chiffre qui a doublé en un peu plus d’une semaine. Avec un total de plus de 78 000 morts, l’Europe demeure le continent le plus durement touché. Les États-Unis restent le pays le plus endeuillé avec au moins 22 109 décès. Hier, l’État de New York, le plus touché de l’union, a passé le seuil des 10 000 morts, a indiqué son gouverneur.Ailleurs,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut