Rechercher
Rechercher

Moyen-Orient

Le chercheur Roland Marchal raconte une détention « très douloureuse » en Iran

Le chercheur français Roland Marchal, libéré le 20 mars après plus de neuf mois de détention en Iran, a raconté une détention très « douloureuse », hier dans sa première déclaration publique depuis son retour en France. « Je n’ai pas été physiquement torturé, mais ai beaucoup souffert de mon enfermement et, surtout, de mon isolement », confie-t-il dans ces propos écrits transmis par son comité de soutien. « Bien plus que les interrogatoires, c’est ce confinement– bien différent de celui qui nous est imposé par le coronavirus – qui s’est révélé très douloureux », ajoute-t-il. Roland Marchal et sa compagne Fariba Adelkhah, tous deux chercheurs au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po à Paris, ont été arrêtés en juin 2019 à Téhéran. Accusés notamment de « collusion en vue d’attenter à la sûreté nationale », ils ont toujours clamé leur innocence. Roland Marchal, spécialiste de l’Afrique, a été libéré dans le cadre d’un échange avec un Iranien détenu en France et dont les États-Unis réclamaient l’extradition, selon Téhéran. Revenu à Paris le 21 mars, il a été brièvement hospitalisé pour des examens avant de se plier au confinement imposé par l’épidémie de Covid-19.

« Seuls les livres (...) auxquels j’avais accès de façon partielle et les amitiés nouées avec quelques détenus m’ont permis de tenir dans un univers où chaque jour ressemble au précédent et au suivant », a souligné Roland Marchal. Il a raconté n’avoir pu voir sa compagne « que trois fois, chaque fois pour quelques minutes (et) sous la haute surveillance d’interrogateurs » et n’avoir pris connaissance de sa grève de la faim qu’après coup.


Le chercheur français Roland Marchal, libéré le 20 mars après plus de neuf mois de détention en Iran, a raconté une détention très « douloureuse », hier dans sa première déclaration publique depuis son retour en France. « Je n’ai pas été physiquement torturé, mais ai beaucoup souffert de mon enfermement et, surtout, de mon isolement », confie-t-il dans ces propos écrits transmis par son comité de soutien. « Bien plus que les interrogatoires, c’est ce confinement– bien différent de celui qui nous est imposé par le coronavirus – qui s’est révélé très douloureux », ajoute-t-il. Roland Marchal et sa compagne Fariba Adelkhah, tous deux chercheurs au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po à Paris, ont été arrêtés en juin 2019 à Téhéran. Accusés...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut