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Économie - Hydrocarbures

Pétrole : Trump enflamme les cours en annonçant des coupes de Riyad et Moscou

Le Kremlin a fait savoir, à la suite du tweet de Donald Trump, que le président russe n’avait pas parlé au prince héritier saoudien. Mander Ngan/AFP

Les cours du pétrole se sont envolés jeudi après un tweet de Donald Trump promettant une réduction de la production russe et saoudienne pour rééquilibrer un marché de l’or noir dévasté par la pandémie de Covid-19. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord coté à Londres a même frôlé un moment les 50 % de hausse par rapport à la clôture de la veille et celui de WTI à New York les 35 %. En milieu de soirée hier à Beyrouth, ils gagnaient un peu plus de 20 %, à 29,92 dollars pour le Brent et 24,88 dollars pour le WTI.

Le locataire de la Maison-Blanche a pris les investisseurs par surprise en expliquant via Twitter « espérer et s’attendre » à ce que les deux pays réduisent leur production « d’environ 10 millions de barils, et peut-être nettement plus », avant d’ajouter que « cela pourrait même aller jusqu’à 15 millions de barils », sans toutefois plus de détails.

Première ombre au tableau, Donald Trump a précisé que son annonce fait suite à un entretien avec « (son) ami MBS (prince héritier) d’Arabie saoudite, qui a parlé avec le président Poutine », un point que le Kremlin a immédiatement démenti. Plus tôt dans la journée, le ministre russe de l’Énergie, Alexandre Novak, avait pour sa part indiqué lors d’une interview à la radio que « la Russie n’excluait pas de nouvelles discussions avec l’Arabie saoudite ».

Dans le même temps, l’Arabie saoudite a appelé à une réunion « urgente » de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres pays, dont la Russie, afin de parvenir à un « accord équitable qui rétablira l’équilibre des marchés pétroliers », a annoncé l’agence officielle saoudienne SPA. Lors de la dernière réunion du cartel et de ses alliés au début du mois de mars, Riyad avait proposé à Moscou d’amplifier leur réduction volontaire de production d’or noir alors en vigueur afin de soutenir les prix.

C’est devant le refus russe que les Saoudiens avaient basculé dans la stratégie inverse, promettant d’ouvrir les vannes et déclenchant une véritable guerre des prix, avec comme premières victimes collatérales les producteurs américains aux coûts de revient plus importants. Si des prix plus élevés jeudi « sont les bienvenus », leurs niveaux actuels ne « suffisent toujours pas » à permettre aux producteurs de pétrole de schiste, notamment américains, d’être rentables, a nuancé Andy Lipow, de Lipow Associates.

Source : AFP


Les cours du pétrole se sont envolés jeudi après un tweet de Donald Trump promettant une réduction de la production russe et saoudienne pour rééquilibrer un marché de l’or noir dévasté par la pandémie de Covid-19. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord coté à Londres a même frôlé un moment les 50 % de hausse par rapport à la clôture de la veille et celui de WTI à New York les 35 %. En milieu de soirée hier à Beyrouth, ils gagnaient un peu plus de 20 %, à 29,92 dollars pour le Brent et 24,88 dollars pour le WTI.Le locataire de la Maison-Blanche a pris les investisseurs par surprise en expliquant via Twitter « espérer et s’attendre » à ce que les deux pays réduisent leur production « d’environ 10 millions de barils, et peut-être nettement plus », avant d’ajouter...
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