Cinq femmes ont été tuées mercredi et cinq autres civils blessés dans des bombardements attribués aux forces du maréchal Khalifa Haftar contre la capitale libyenne et sa banlieue, a indiqué hier le Gouvernement d’union nationale (GNA). « Des roquettes et obus ont touché des maisons dans les quartiers de Aïn Zara et Bab Ben Ghachir », a déclaré le porte-parole du ministère de la Santé, Amine el-Hachemi. Les bombardements ont tué cinq femmes, blessé cinq autres civils et provoqué des dégâts matériels, selon lui. Le GNA, basé à Tripoli et reconnu par l’ONU, a dénoncé des « bombardements à l’aveugle », les imputant aux forces du maréchal Haftar – homme fort de l’est du pays –, qui mènent depuis avril une offensive pour s’emparer de la capitale. Une trêve avait été décrétée le 12 janvier, mais des combats continuent d’opposer régulièrement les forces pro-Haftar et leurs rivales du GNA, qui s’accusent mutuellement de violations. Le GNA a répondu positivement hier aux appels à un nouveau cessez-le-feu lancés mardi par l’ONU et plusieurs pays, mais a indiqué qu’il se réservait « le droit de riposter aux agressions quotidiennes qui visent les civils et les installations publiques ».
Moyen-Orient - Libye
Cinq civils tués dans des bombardements à Tripoli
OLJ / le 20 mars 2020 à 00h00


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