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Économie - Conjoncture

« Le prix du dollar est la cause principale » de la hausse des prix, estime Raoul Nehmé


Le ministre libanais de l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé. Photo ANI

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé, a déclaré hier via son compte Twitter que la hausse du prix du dollar était la principale cause de la hausse des prix, alors que le Liban traverse depuis plusieurs mois une crise économique et financière sans précédent, doublée d’une crise bancaire et de change.

« Nous entendons la colère des citoyens. Le ministère surveille de près les marges que font les supermarchés et les magasins, mais le problème principal réside dans le taux de change du dollar sur le marché. C’est la cause principale de la hausse des prix », a écrit M. Nehmé sur Twitter.

Raoul Nehmé a ensuite expliqué que les entreprises importatrices fixent leurs prix en fonction de celui du dollar, car elles doivent assumer le coût du change lorsqu’elles achètent leurs marchandises. Ce coût est ensuite répercuté par les commerçants sur le prix de vente au consommateur, sans que la marge du premier ait changé. Ainsi, ce paramètre entre donc en compte lorsque la Direction de protection du consommateur (DPC), rattachée au ministère, effectue sa surveillance des marges dans les différents commerces.

« Nous prenons en compte l’augmentation des prix à la source, mais nous sanctionnons lorsque nous constatons un dépassement des marges de profit autorisées », a-t-il ajouté, indiquant que les ministères de l’Économie et de la Justice travaillaient sur un mécanisme commun afin d’accélérer la mise en œuvre des sanctions. Cela permettra à la DPC de surveiller également les marges de toute la chaîne d’approvisionnement.

Raoul Nehmé a également affirmé que la DPC continue de surveiller les prix en ces temps de confinement dû au coronavirus, et protège ses employés en effectuant des rotations. Hier, le ministère de l’Économie a été appelé par l’exécutif à renforcer son contrôle des prix, en particulier pour les « produits désinfectants et stérilisateurs », particulièrement prisés par les consommateurs pour se protéger contre le coronavirus.

À partir de la fin de l’été 2019, et face à un creusement continu de la balance des paiements (flux de biens, de services et de capitaux entre le pays et le reste du monde) que la Banque du Liban (BDL) a dû couvrir en puisant dans ses réserves en devises, les banques avaient vu leurs quotas journaliers de devises fournis par la BDL réduits. Elles avaient donc fini par limiter fortement les retraits de dollars à travers les distributeurs automatiques et les guichets, entraînant l’apparition en septembre d’un taux de change parallèle qui oscille à présent autour des 2 500 livres, alors que le taux officiel fixé par la BDL est toujours de 1 507,5 livres pour un dollar depuis 1997.

Le ministre de l’Économie et du Commerce, Raoul Nehmé, a déclaré hier via son compte Twitter que la hausse du prix du dollar était la principale cause de la hausse des prix, alors que le Liban traverse depuis plusieurs mois une crise économique et financière sans précédent, doublée d’une crise bancaire et de change. « Nous entendons la colère des citoyens. Le ministère surveille de près les marges que font les supermarchés et les magasins, mais le problème principal réside dans le taux de change du dollar sur le marché. C’est la cause principale de la hausse des prix », a écrit M. Nehmé sur Twitter.Raoul Nehmé a ensuite expliqué que les entreprises importatrices fixent leurs prix en fonction de celui du dollar, car elles doivent assumer le coût du change lorsqu’elles achètent leurs marchandises....
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