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Politique - Corruption

L’Inspection centrale somme le ministre des TP : l’accès aux dossiers doit rester libre

Georges Attié, président de l’Inspection centrale. Photo ANI

Sans autre forme de procès, le président de l’Inspection centrale, George Attié, a sommé hier le nouveau ministre des Travaux publics, Michel Najjar, « de retirer au plus vite » une note administrative datée du 5 mars dans laquelle il demande « à tous les fonctionnaires, salariés et contractuels de la direction générale des routes et bâtiments (…) d’obtenir l’autorisation préalable du ministre des TP avant de remettre un quelconque document ou dossier ou déposition à un inspecteur ».

Toute limitation de l’accès aux informations de l’Inspection centrale est contraire aux dispositions de la loi, a expliqué en substance M. Attié dans sa note. Et cette loi accorde aux inspecteurs la liberté absolue d’accès à tous les documents, registres, dossiers ou papiers nécessaires à leur mission, ainsi que le droit de les photocopier au besoin. Pour assurer leur tâche, ils ont même le droit de suspendre le fonctionnaire qui l’entrave, et/ou de recourir aux forces de l’ordre.

Partant, précise la note, « la circulaire administrative du ministre des TP est dépourvue de tout valeur légale, puisqu’elle contredit de façon directe et criante les dispositions de la loi relatives à l’Inspection centrale. Cette loi a cours dans toutes les administrations, les établissements publics et les municipalités. Elle ne protège pas les fonctionnaires des sanctions disciplinaires qu’ils pourraient encourir s’ils entravent le travail de l’Inspection centrale ».

Avec sa note, M. Najjar suit l’exemple de trois ministres des TP qui l’ont précédé, Ghazi Aridi, Ghazi Zeaïter et Youssef Fenianos, relève-t-on. L’autorisation préalable, c’est la voie ouverte à une inspection sélective, notamment dans l’adjudication des routes et bâtiments, à l’heure où le gouvernement brandit le slogan de la lutte contre la corruption. Il n’a pas été possible de joindre hier le ministre des TP, pour un commentaire de la circulaire.

Levier puissant de la lutte contre la corruption, l’Inspection centrale est hélas l’un des parents pauvres de l’État libanais. Elle dispose en tout de 55 inspecteurs (8 inspecteurs financiers, 2 médicaux, 8 ingénieurs civils, 2 ingénieurs électriciens, 2 inspecteurs agricoles, 17 inspecteurs administratifs et 16 inspecteurs pédagogiques). Cette équipe est chargée de l’inspection de 1 150 municipalités, de l’administration et des établissements publics, de 1 700 écoles et instituts publics et de 32 hôpitaux et offices autonomes… une mission colossale totalement disproportionnée à ses effectifs. À cette mission s’adjoint en principe l’inspection des finances des forces de sécurité et de l’armée.

Sans autre forme de procès, le président de l’Inspection centrale, George Attié, a sommé hier le nouveau ministre des Travaux publics, Michel Najjar, « de retirer au plus vite » une note administrative datée du 5 mars dans laquelle il demande « à tous les fonctionnaires, salariés et contractuels de la direction générale des routes et bâtiments (…) d’obtenir l’autorisation préalable du ministre des TP avant de remettre un quelconque document ou dossier ou déposition à un inspecteur ». Toute limitation de l’accès aux informations de l’Inspection centrale est contraire aux dispositions de la loi, a expliqué en substance M. Attié dans sa note. Et cette loi accorde aux inspecteurs la liberté absolue d’accès à tous les documents, registres, dossiers ou papiers nécessaires à leur...
commentaires (3)

WOW ! ILS SONT VRAIMENT ARROGANTS CES DEMONS ! NON NON PARDONNEZ MA NAIVETE ! ILS NE SONT QUE CONSEQUENTS AVEC LES FAITS INHÉRENTS AUX DIVERS POUVOIRS QUI ONT DIRIGE NOTRE PAYS DEPUIS 1988...

Gaby SIOUFI

15 h 58, le 12 mars 2020

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Commentaires (3)

  • WOW ! ILS SONT VRAIMENT ARROGANTS CES DEMONS ! NON NON PARDONNEZ MA NAIVETE ! ILS NE SONT QUE CONSEQUENTS AVEC LES FAITS INHÉRENTS AUX DIVERS POUVOIRS QUI ONT DIRIGE NOTRE PAYS DEPUIS 1988...

    Gaby SIOUFI

    15 h 58, le 12 mars 2020

  • CACHER LES ABUS DE LA CORRUPTION PARAIT ETRE LE BUT.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    12 h 23, le 12 mars 2020

  • Au temps pour la transparence! Le nouveau ministère observe les mêmes pratiques occultes que ses prédécesseurs. Qui ose parler de lutte contre la corruption?

    Yves Prevost

    07 h 25, le 12 mars 2020

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