Les revenus du port de Beyrouth ont atteint 208 millions de dollars à fin 2019, en baisse de 13 % en glissement annuel. Pas moins de 6,5 millions de tonnes de marchandises – constituées à 87,3 % d’importations –
ont transité par le port de la capitale (-18,3 % en un an), pour 1 872 navires qui ont été enregistrés (-6,7 %).
En parallèle, les revenus du port de Tripoli, le deuxième du pays après celui de Beyrouth, ont atteint 15 millions de dollars à fin 2019, un total en baisse de 8,6 % en glissement annuel. Quelque 2 052 616 tonnes de marchandises sont passées par cette infrastructure à fin 2019 – dont 74,6 % d’importations – pour un total de 608 bâtiments
(- 8,6 %). Pour rappel, les portiques de manutention – des grues géantes capables d’intervenir sur la majorité des porte-conteneurs – du port de Tripoli sont opérationnels depuis deux ans.
L’activité dans les deux ports du pays en 2019 a été affectée par la crise économique et financière que traverse le pays. Une tendance accentuée par les blocages des routes lors des premières semaines de manifestations contre la classe politique du pays qui ont démarré le 17 octobre dernier, ainsi que par les restrictions bancaires qui ont perturbé les transactions entre les importateurs libanais et leurs fournisseurs étrangers.
En janvier, la direction du port de Beyrouth a par ailleurs lancé un appel d’offres pour remettre en jeu la gestion, pour 15 ans, du terminal conteneur de la capitale. La date limite des dépôts de dossiers a été fixée au 17 mars (cinq candidats sont en lice) et les résultats doivent en principe être annoncés fin avril.


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