L’ancien ministre Michel Pharaon. Photo ANI
L’ancien ministre Michel Pharaon a estimé hier que « le Liban, son peuple et son gouvernement font actuellement face à de sérieux dangers ». Dans une déclaration à la presse, M. Pharaon a évoqué la nécessité de la mise en branle du processus de reddition de comptes à l’égard de ceux qui ont conduit le pays vers cette situation, du « jamais-vu », selon lui.
« Cette crise ne passera pas sans que ceux qui ont retenu l’argent des citoyens et leurs biens et bafoué leur dignité en paient le prix », a estimé l’ancien ministre. Pour M. Pharaon, les problèmes auxquels est actuellement confronté le Liban sont le résultat de choix politiques erronés, et ne peuvent être réglés que par une redéfinition d’une vision politique globale.
« Aucun plan de sauvetage financier ou économique, aucune réforme ou reddition de comptes en matière de corruption ne pourront réussir s’ils ne sont pas concomitants d’un plan de sauvetage politique et d’un changement des responsables en place », a-t-il dit.
Et de conclure : « L’impact du mouvement populaire reste limité. Force est toutefois de reconnaître que le retour en arrière n’est plus possible. Les choix laissés à l’ensemble des protagonistes sont désormais réduits. L’avidité, l’insolence et la langue de bois qui prévalent depuis des années ne servent plus à rien face à cette crise. »


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LES CITOYENS VEULENT LEUR ARGENT. IL NE LEUR SERT A RIEN SI CES ESCROCS EN PAIENT LE PRIX.
12 h 37, le 22 février 2020