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Économie - Dette Publique

Eurobonds : Torbey suggère de « négocier avec les créanciers »

Le PDG du Crédit libanais et ancien président de l’Association des banques du Liban (ABL), Joseph Torbey, a recommandé hier à l’État de « négocier avec les créanciers » plutôt que d’avoir recours à la justice dans l’optique d’une potentielle restructuration de la dette, et ce à l’issue d’un entretien avec le président de la République, Michel Aoun. Il a souligné que la question du remboursement des eurobonds ne concerne « qu’une éventuelle demande de report du paiement, via des négociations, en raison des conditions financières » actuelles. « Il ne s’agit pas d’un désaccord concernant le montant du paiement ou les échéances », a-t-il ajouté. « Il s’agit d’un cas ordinaire d’un point de vue financier », a-t-il affirmé.

Le Liban doit rembourser début mars 1,2 milliard de dollars d’eurobonds – des obligations émises en dollars – arrivant à échéance, mais les avis divergent sur le bien-fondé du paiement ou non de cette tranche et certains milieux prônent de négocier dès à présent avec les créanciers de l’État une restructuration de la dette.

Le cabinet s’est donné deux semaines pour décider de la marche à suivre pour le remboursement des eurobonds. Signe de l’urgence, le gouvernement a officiellement adressé mercredi une demande au Fonds monétaire international pour une assistance technique. Les experts du FMI sont attendus dans les prochains jours pour présenter au Liban un plan économique, monétaire et financier global pour gérer la crise.

« Les banques arabes sont solidaires des établissements libanais dans la crise que traverse le pays », a par ailleurs déclaré M. Torbey qui est également président de la Fédération mondiale des banques arabes. « J’ai discuté avec le chef de l’État de l’expérience des banques arabes concernant des situations similaires qu’elles ont vécues dans le passé et j’ai surtout recommandé d’éviter le recours à des procédures judiciaires », a-t-il ajouté.

Le Liban, secoué par une révolte populaire sans précédent déclenchée le 17 octobre dernier et en proie à la pire crise économique depuis la guerre civile (1975-1990), croule sous une dette d’environ 92 milliards de dollars, soit plus de 150 % de son produit intérieur brut, l’un des ratios les plus élevés du monde.


Le PDG du Crédit libanais et ancien président de l’Association des banques du Liban (ABL), Joseph Torbey, a recommandé hier à l’État de « négocier avec les créanciers » plutôt que d’avoir recours à la justice dans l’optique d’une potentielle restructuration de la dette, et ce à l’issue d’un entretien avec le président de la République, Michel Aoun. Il a souligné que la question du remboursement des eurobonds ne concerne « qu’une éventuelle demande de report du paiement, via des négociations, en raison des conditions financières » actuelles. « Il ne s’agit pas d’un désaccord concernant le montant du paiement ou les échéances », a-t-il ajouté. « Il s’agit d’un cas ordinaire d’un point de vue financier », a-t-il affirmé. Le Liban doit rembourser...
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