Le président de la commission parlementaire des Finances et du Budget, le député Ibrahim Kanaan, a envoyé hier un courrier au nouveau ministre des Finances, Ghazi Wazni, lui demandant des informations sur l’état des dépenses publiques réalisées en janvier 2020 sur la base du douzième provisoire.
La règle du douzième provisoire est prévue à l’article 86 de la Constitution. Elle permet au ministère des Finances, sous certaines conditions, de continuer de couvrir les dépenses de l’État en l’absence de budget et pendant le premier mois de l’année où ce dernier aurait dû être exécuté.
Le Parlement a adopté le 27 janvier un budget pour l’année 2020 prévoyant un déficit d’environ 7 % du PIB, dans un pays secoué par un mouvement de contestation visant l’intégralité de la classe politique et au bord de l’effondrement économique. Le Parlement a ratifié le budget 2020 « avec l’approbation de 49 députés, l’opposition de 13 députés et l’abstention de 8 autres », sur un total de 128 parlementaires.
Le projet de budget initial, présenté par l’ancien gouvernement de Saad Hariri, tablait sur un déficit de 0,6 % du PIB, contre 7,6 % dans le budget de 2019. Mais la crise économique qui s’est accélérée ces derniers mois a imposé une révision des recettes prévues pour 2020. Le déficit devrait donc plutôt osciller autour des 6-7 % du PIB selon plusieurs estimations concordantes, prenant en considération une importante inflation (due notamment à une dépréciation de la livre sur le marché parallèle) et une croissance négative.


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L’important étant de noyer le poisson dans l’eau, et surtout détourner l’attention des gens pour qu’ils ne se demandent pas ce qu’il est advenu des réformes promises par le précédant gouvernement, lesquelles stipulaient: "... Réduction de 50% des salaires et avantages des députés, ministres et présidents anciens et actuels. ..." A propos, ça en est où ça?
02 h 19, le 08 février 2020