Le président du Parlement, Nabih Berry, a signé lundi le budget 2020, adopté il y a une semaine par le Parlement. Il l’a ensuite transféré au Premier ministre, Hassane Diab.
Le Parlement a adopté le 27 janvier un budget pour l’année 2020 prévoyant un déficit d’environ 7 % du PIB, dans un pays secoué par un mouvement de contestation visant l’intégralité de la classe politique et au bord de l’effondrement économique. Le Parlement a ratifié le budget 2020 « avec l’approbation de 49 députés, l’opposition de 13 députés et l’abstention de 8 autres », sur un total de 128 parlementaires.
Le projet de budget initial, présenté par l’ancien gouvernement de Saad Hariri, tablait sur un déficit de 0,6 % du PIB, contre 7,6 % dans le budget de 2019. Mais la crise économique qui s’est accélérée ces derniers mois a imposé une révision des recettes prévues pour 2020. Le déficit devrait donc plutôt osciller autour des 6-7 % du PIB selon plusieurs estimations concordantes, prenant en considération une importante inflation (due notamment à une dépréciation de la livre sur le marché parallèle) et une croissance négative.
Le Liban s’était engagé en 2018 à réduire son déficit à 4 % du PIB à l’horizon 2023, en contrepartie de promesses d’aides et de dons de la communauté internationale de 11,6 milliards de dollars qui n’ont toujours pas été déboursés faute de réformes.

