Quelque 200 manifestants se sont rassemblés hier à proximité de l’ambassade des États-Unis au Liban, dans la localité de Aoukar, contre « l’accord de la honte », le plan du président américain Donald Trump sur le conflit israélo-palestinien, très favorable à Israël et rejeté par les Palestiniens.
Agitant des drapeaux libanais, palestiniens et du Parti communiste libanais, les protestataires palestiniens et libanais issus de mouvements de gauche, rassemblés à des centaines de mètres de l’ambassade et souvent coiffés d’un keffieh, ont scandé des slogans hostiles à l’administration Trump et favorables à la cause palestinienne. Ils ont aussi appelé les Arabes à descendre dans les rues, rapporte l’Agence nationale d’information.
« Nous n’allons pas accepter de céder notre terre », a martelé Itab, une réfugiée palestinienne venue de la Békaa. « Je suis venue ici pour défendre mes droits et ceux de mes enfants en tant que Palestiniens », a-t-elle ajouté à l’AFP. Abdallah Mahmoud, manifestant de 18 ans, a estimé que le plan était voué à l’« échec » et qu’il « ne passera pas tant que le peuple palestinien restera déterminé ». « Le droit au retour en Palestine est un droit individuel et collectif », pouvait-on lire sur une pancarte, en allusion à la revendication de Palestiniens chassés de leurs terres par le conflit et privés du droit d’y revenir après plusieurs décennies.
Certains manifestants ont tenté de retirer une partie des fils barbelés, mis en place par les forces de l’ordre sur l’ensemble de la route menant à l’ambassade, et se sont postés devant une porte en fer installée en amont du siège de la représentation US. Certains manifestants ont jeté des pierres sur les hommes de la brigade anti-émeute et des commandos de l’armée déployés sur les lieux, qui ont aussitôt répliqué en aspergeant une substance qui a causé des brûlures parmi les manifestants, selon ces derniers.


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