Le nouveau ministre des Finances, Ghazi Wazni, et le le directeur régional pour le Moyen-Orient de la Banque mondiale, Saroj Kumar Jha. Photo ANI
Désigné mardi, le nouveau ministre des Finances, Ghazi Wazni, doit rencontrer aujourd’hui à Beyrouth un haut responsable du Fonds monétaire international (FMI), Sami Geadah, directeur exécutif suppléant de l’organisation, selon un communiqué du ministère.
Cette réunion, qui suit une première hier entre le nouveau ministre et le directeur régional pour le Moyen-Orient de la Banque mondiale, Saroj Kumar Jha, à l’issue de laquelle aucune déclaration décisive n’a été faite, intervient dans un contexte particulier. Le pays traverse en effet une grave crise économique et financière, résultat de décennies de mauvaise gestion, et a fonctionné sans gouvernement depuis la démission du précédent exécutif fin octobre, dans le sillage des manifestations dirigées contre la classe politique. Le nouvel exécutif, qui n’a pas été accepté par la rue, hérite d’une dette publique qui, à près de 90 milliards de dollars à fin novembre, soit 150 % du PIB, a atteint un niveau jugé insoutenable par les principales agences de notation financière – Moody’s, Fitch et Standard & Poor’s – qui ont toutes dégradé la note souveraine du Liban en 2019. Une situation qui, combinée à la dégradation de l’activité économique sur le même exercice, ainsi qu’aux restrictions informelles mises en place par les banques, a provoqué une crise de liquidités dans le pays.
Eurobonds en baisse
Tous ces facteurs ont alimenté les spéculations concernant la capacité du pays à honorer en mars une échéance d’eurobonds – titres de dette en dollar émis par l’État libanais – totalisant 1,2 milliard de dollars. Une fébrilité qui s’est ressentie hier sur le marché, où plusieurs émissions d’eurobonds ont dévissé après l’annonce de la réunion à venir (leur valeur baisse lorsque le risque de défaut augmente). Selon Reuters, l’émission d’avril 2020 a par exemple atteint 77,5 cents de dollars après une baisse de 2,7 cents, tandis que celles de 2022 et 2035 ont toutes les deux perdu 1,6 cent, pour atteindre respectivement 45 et 40 cents – ce dernier niveau constituant un record.
Si le Liban comptait initialement sur l’aide internationale des donateurs présents lors de la conférence de Paris d’avril 2018, qui ont réservé plus de 11 milliards de dollars de prêts et dons devant financer la réhabilitation des infrastructures libanaises, plusieurs rapports publiés en 2019 sur la situation du pays ont suggéré que ce dernier serait également obligé de compter avec un soutien du FMI. Avec 4 milliards de dollars, la Banque mondiale est, elle, le plus gros contributeur de la CEDRE.
Par ailleurs, le ministère des Finances a démenti hier les informations relayées par certains médias qui attribuaient à Ghazi Wazni un résumé de trois pages reprenant plusieurs données du projet de budget pour 2020 que la commission des Finances et du Budget a amendé et déposé au Parlement. Le document comportait d’ailleurs certaines erreurs, notamment sur le montant estimé des recettes de l’État, largement surévaluées par rapport à leur niveau dans le projet. Contacté par L’Orient-Le Jour, le président de la commission a pour sa part confirmé que les séances parlementaires programmées les 27 et 28 janvier pour l’adoption du budget de 2020 étaient maintenues.


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POURQUOI seulement la Suisse et pas aller chercher dans d'autres paradis fiscaux ? TRES SUSPECT surement pas STUPIDE ! mais admettons, il est pour le moins regrettable que le Liban table seulement sur le bon vouloir des autorites &/ou du secteur bancaire prive suisses,a devoiler la liste des criminels re: transferts douteux de fonds, transferts de fonds douteux alors que l'on peut obtenir la meme chose et PLUS meme des banques de la place ici meme ?????? TRES SUSPECT LA AUSSI ! ceci dit, en elargissant les listes des personnes a d'autres que les P E P...
11 h 55, le 25 janvier 2020