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Économie

L’économie s’est contractée de 7 % en 2019, estime Bteich

Crise
OLJ
17/01/2020

Le ministre sortant de l’Économie et de Commerce, Mansour Bteich, a déclaré hier à Reuters qu’il estimait que l’économie libanaise s’était contractée de 7 % en 2019, alors que le pays est le théâtre de manifestations contre le pouvoir qui se poursuivent depuis le 17 octobre, pour un PIB qui serait passé de plus de 56 milliards de dollars en 2019 à plus ou moins 52 milliards de dollars à fin 2019.

La situation économique et financière du pays était néanmoins déjà dans le rouge avant ces événements, les estimations de croissance les plus optimistes tablant sur une stagnation du PIB en 2019, tandis que la dette publique culmine à près de 89,5 milliards de dollars à fin novembre, soit autour de 150 % du PIB – un des ratios les plus élevés du monde.

« Nous sommes dans une phase dangereuse », a commenté le ministre, qui évoque « une grande crise nationale pouvant mener à un effondrement » et estimant les origines de ces difficultés aux choix faits au début des années 1990. Mansour Bteich, qui appartient au Courant patriotique libre, a en outre appelé l’Association des banques et la Banque du Liban à réduire les taux d’intérêt, que ce soit sur les titres de dette émis par le pays ou les prêts contractés par le secteur privé afin d’aménager le fardeau de la dette et de relancer l’activité.

La gestion de la dette publique libanaise a également été évoquée par le ministre sortant des Finances, Ali Hassan Khalil (mouvement Amal), ce dernier considérant que toute opération de rééchelonnement des eurobonds – titres de dette en dollars émis par le Liban – devait s’inscrire dans un « plan global » piloté par le nouvel exécutif, dont la formation semblait imminente hier soir. Mercredi, le ministère avait demandé à la BDL de suspendre une opération d’échange de titres (un swap) de longue maturité détenus par la Banque centrale contre d’autres détenus par les banques et arrivant à échéance en mars, avril et juin de cette année. Proposé aux banques par la BDL, l’opération devait en principe décaler d’au moins un an l’éventualité que l’État fasse défaut sur le paiement de ses titres en devises. Elle serait en revanche mal perçue par les agences de notation financières, selon Bloomberg.

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