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Dernières Infos - Accord Iran/Etats-Unis

Les marchés mondiaux naviguent entre soulagement géopolitique et ton plus ferme de la Fed


Les prix du carburant sont affichés dans une station-service de Brooklyn, le 1er juin 2026, à New York. Photo PENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Les marchés mondiaux sont partagés jeudi, entre d'un côté la signature d'un accord entre Washington et Téhéran qui fait reculer les cours du pétrole, et de l'autre, le discours plus ferme qu'attendu de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur l'inflation.


Le pétrole recule avec la signature de l'accord

Les présidents américain et iranien ont chacun signé à distance mercredi soir le protocole d'accord dans lequel Téhéran s'engage à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz et, dans le cadre de futures négociations, à diluer son uranium enrichi en échange de la levée des sanctions internationales.

« L'accord devrait permettre une reprise progressive des exportations pétrolières du Golfe, notamment avec le retour du pétrole brut iranien sur les marchés mondiaux et une hausse de la production des producteurs régionaux », souligne Soojin Kim, analyste chez MUFG. La perspective d'une offre supplémentaire a ainsi « effacé l'essentiel de la prime de risque géopolitique intégrée aux prix du pétrole pendant le conflit, même si les stocks mondiaux demeurent tendus », poursuit-elle.

Vers 07H15 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord perdait 2,11% à 77,87 dollars. Il évoluait autour des 73 dollars fin février avant le déclenchement de la guerre. Pour son équivalent américain, le WTI, le prix du baril perdait 2,37% à 74,97 dollars, se rapprochant également de son niveau d'avant-guerre, autour des 66 dollars.


La Fed surprend les marchés

Les investisseurs digèrent par ailleurs la première apparition de Kevin Warsh en tant que président de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a « au moins surpris la plupart des acteurs de marché » à l'issue de la réunion de politique monétaire de l'institution, « voire pris beaucoup d'entre eux à contre‑pied », résume Andreas Lipkow, de CMC Markets.

Certes, la Fed a sans surprise décidé de ne pas toucher à ses taux d'intérêt, qui sont entre 3,50% et 3,75% depuis décembre. Mais « le ton restrictif du graphique des projections de taux ainsi que le discours de Warsh axé sur la lutte contre l'inflation ont laissé l'impression que des hausses de taux sont désormais sérieusement envisagées », souligne Jim Reid, économiste à la Deutsche Bank, soit l'opposé de ce qu'espérait Donald Trump quand il a nommé Kevin Warsh à ce poste.

En conséquence, le taux d'emprunt américain à deux ans, le plus sensible à la conjoncture, a bondi à 4,19% mercredi. Il se stabilisait jeudi à 4,16%. Et après avoir déjà grimpé la veille, le billet vert reprenait son souffle face à l'euro, cédant 0,13% à 1,1515 dollar pour un euro vers 07H15 GMT.

« Naturellement, la perspective d'une Fed plus agressive et de taux d'intérêt plus élevés pèse lourdement sur l'appétit pour le risque », et donc les marchés d'actions, rappelle Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote. Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris prenait 0,31%, Francfort 0,44% et Milan 0,16%, quand Londres perdait 0,69%, les investisseurs arbitrant entre le recul des prix du brut et le ton plus restrictif de la Fed.


Records sur les Bourses asiatiques

Le recul des prix du pétrole avec la signature du protocole d'accord entre Washington et Téhéran « crée un environnement favorable pour les principaux marchés asiatiques », explique Jim Reid. Les économies asiatiques comptent en effet parmi les plus grands importateurs de brut au monde. Une baisse des prix de l'énergie est généralement perçue comme un soutien à la croissance, en réduisant les coûts d'importation et les pressions inflationnistes.

A la Bourse de Tokyo, l'indice star Nikkei a clôturé en hausse de 1,64%, après avoir enregistré un nouveau niveau record en séance à près de 71.400 points. A Séoul, l'indice Kospi a grimpé de 2,25%, dépassant pour la toute première fois de son histoire la barre symbolique des 9.000 points, dopé par les géants des puces-mémoires Samsung (+4,62%) et SK hynix (+6,51%), poids lourds de la cote. Il évoluait à 4.300 points début janvier. Les Bourses de Séoul et Tokyo profitent ainsi de leur forte exposition aux valeurs liées aux semi-conducteurs.

En Europe également, Infineon prenait 4,37% à Francfort vers 07H15 GMT et ASML gagnait 1,50% à Amsterdam.


Les marchés mondiaux sont partagés jeudi, entre d'un côté la signature d'un accord entre Washington et Téhéran qui fait reculer les cours du pétrole, et de l'autre, le discours plus ferme qu'attendu de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur l'inflation.Le pétrole recule avec la signature de l'accordLes présidents américain et iranien ont chacun signé à distance mercredi soir le protocole d'accord dans lequel Téhéran s'engage à rouvrir immédiatement le détroit d'Ormuz et, dans le cadre de futures négociations, à diluer son uranium enrichi en échange de la levée des sanctions internationales.« L'accord devrait permettre une reprise progressive des exportations pétrolières du Golfe, notamment avec le retour du pétrole brut iranien sur les marchés mondiaux et une hausse...