La dette publique argentine s’élève à quelque 330 milliards de dollars, soit plus de 90 % du PIB. Photo d’archives Reuters
La Bourse de Buenos Aires a bondi hier de 5,92 % à la clôture dans la foulée de l’adoption en début de semaine d’une loi instaurant une série de mesures économiques et fiscales d’urgence destinées à remettre sur les rails l’économie de ce pays.
L’indice Merval s’est terminé à 42 278,51 points, avec 118 entreprises dans le vert, 17 dans le rouge et six stables, pour un volume d’échanges de 1,58 milliard de pesos (soit 25,13 millions de dollars).
Promulguée lundi, la loi d’urgence économique prévoit entre autres une hausse de la fiscalité pour les classes moyenne et supérieure, des prestations sociales pour les plus défavorisés et une taxe de 30 % sur les achats en devises étrangères, dans un pays où de nombreux habitants ont l’habitude d’économiser en dollars pour faire face aux dévaluations de la monnaie et à l’inflation. Elle prévoit aussi une augmentation des taxes sur les exportations agricoles, le secteur de l’agro-business étant le seul à avoir progressé ces dernières années.
L’ex-président de centre-droit Mauricio Macri a laissé un pays en proie à la récession et l’inflation. Le peso argentin a chuté de 70 % depuis janvier 2018. Il avait demandé fin août un rééchelonnement de la dette, notamment au Fonds monétaire international (FMI) qui a accordé à l’Argentine en 2018 un prêt de 57 milliards de dollars contre un programme d’austérité – elle en a reçu 44 milliards.
La troisième économie d’Amérique latine a connu une baisse de 3,1 % de son PIB en 2019 et une hausse des prix de 55 %, une des plus élevées du monde. La dette publique s’élève à quelque 330 milliards de dollars, soit plus de 90 % du PIB, dont les 44 milliards du FMI.
Source : AFP


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