Le président du syndicat des propriétaires de restaurants, cafés, boîtes de nuit et pâtisseries au Liban, Tony Rami, a appelé dans un communiqué hier les Libanais à réveillonner en nombre dans les établissements du pays le 31 décembre.
Selon lui, les professionnels du secteur ont beaucoup baissé leurs prix, crise oblige, tandis que nombre d’entre eux ont décidé d’opter pour des formules à la carte plutôt que des forfaits spéciaux pour le réveillon habituellement pratiqués. Il ajoute que les prix devraient être compris en moyenne entre 75 000 livres et 225 000 livres (50 et 150 dollars au taux officiel), soit une baisse de « 50 % par rapport à l’année dernière ».
Il a en outre assuré que le secteur touristique continuait de compter le dollar au taux officiel de 1 507,5 livres, alors que son cours a grimpé jusqu’à 2 000 livres dans les bureaux de change, principalement en raison des restrictions bancaires qui ont impacté la circulation du billet vert depuis la fin de l’été, sur fond de crise économique et financière. La fréquentation dans le secteur de la restauration dans la plupart des régions du pays a en outre baissé, en marge des manifestations organisées contre le pouvoir politique qui se poursuivent depuis plus de deux mois.


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