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Moyen Orient et Monde - Conflit

Plus de 80 morts dans de violents combats dans le nord-ouest de la Syrie

Un immeuble touché par un bombardement du régime sur la ville de Maarret al-Naamane, hier. Abdulaziz Ketaz/AFP

Plus de 80 personnes ont été tuées depuis jeudi en Syrie lors de violents affrontements entre les forces du régime et des groupes armés dans le dernier grand bastion hostile à Damas, dans le nord-ouest du pays, selon un nouveau bilan d’une ONG. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), 51 jihadistes et rebelles ont été tués lors de combats ayant eu lieu dans la région d’Idleb, contre 30 combattants prorégime. Ces affrontements meurtriers, qui se poursuivent depuis jeudi soir, se sont déroulés notamment près de la ville de Maarret al-Naamane, contrôlée par les jihadistes. En parallèle, l’aviation russe, qui soutient les forces du régime, pilonne les zones autour de Maarret al-Naamane et de la ville voisine de Saraqeb, selon l’OSDH.

Cette nouvelle montée de tension a provoqué une vague de déplacements, les habitants des zones visées fuyant en masse les violences. Yasser Ibrahim al-Dandal et sa famille font partie de ces déplacés. Ils ont décidé de fuir vers le nord d’Idleb, où ils devront dormir en plein air dans les oliveraies, faute de moyens, selon ce père de famille. « Des centaines de roquettes ont visé Maarret al-Naamane hier, dit-il. La situation est très mauvaise. »

La région d’Idleb, qui abrite environ trois millions de personnes, dont de nombreux déplacés d’autres régions syriennes, est dominée par les jihadistes du groupe Hay’at Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d’el-Qaëda. Cette région, qui échappe encore au régime, a fait l’objet d’un cessez-le feu fin août, fragilisé depuis des semaines par de réguliers bombardements et affrontements.

Mercredi, la conseillère humanitaire auprès de l’envoyé spécial des Nations unies en Syrie, Najat

Rochdi, a condamné la recrudescence des violences, appelant à une « désescalade immédiate », au lendemain de bombardements menés par le régime ayant tué 23 civils. En dépit de la trêve annoncée par Moscou, les bombardements et combats au sol ont déjà tué plus de 250 civils depuis fin août en plus de centaines de combattants des deux camps, selon l’OSDH.

En octobre, le président syrien Bachar el-Assad a effectué sa première visite dans la province depuis le début de la guerre en 2011, affirmant que la bataille d’Idleb était la clé pour y mettre fin.

Encore un veto russe

Entre-temps, la Russie et la Chine ont mis hier leur veto au Conseil de sécurité à un projet de résolution de l’Allemagne, de la Belgique et du Koweït étendant d’un an l’aide humanitaire transfrontalière de l’ONU à 4 millions de Syriens, que Moscou veut réduire drastiquement. Les 13 autres membres du Conseil ont voté en faveur du texte. Il s’agit du 14e veto de la Russie sur une résolution concernant la Syrie depuis le début du conflit en 2011 et du 2e veto chinois en quatre mois sur un texte à vocation humanitaire relatif à ce pays.

À l’origine, les trois coauteurs du texte réclamaient une prolongation d’un an pour l’autorisation transfrontalière en vigueur depuis 2014 et qui permet à l’ONU de s’affranchir des frontières et des lignes de front pour apporter nourriture et médicaments à la population syrienne. Ils demandaient aussi cinq points de passage frontaliers (trois avec la Turquie, un avec l’Irak et un avec la Jordanie). L’autorisation de l’ONU sur l’aide transfrontalière expire le 10 janvier. Principal soutien du régime syrien, la Russie estime que ce dernier a depuis un an repris suffisamment de contrôle dans le pays pour que l’autorisation onusienne soit revue drastiquement à la baisse. Une évaluation contestée notamment par les Occidentaux. Le département des Affaires humanitaires de l’ONU considère aussi que l’aide transfrontalière reste vitale pour des millions de Syriens alors que leurs conditions de vie se sont dégradées depuis un an et que la Syrie va entrer dans une période hivernale.

Source : AFP

Plus de 80 personnes ont été tuées depuis jeudi en Syrie lors de violents affrontements entre les forces du régime et des groupes armés dans le dernier grand bastion hostile à Damas, dans le nord-ouest du pays, selon un nouveau bilan d’une ONG. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), 51 jihadistes et rebelles ont été tués lors de combats ayant eu lieu dans la région d’Idleb, contre 30 combattants prorégime. Ces affrontements meurtriers, qui se poursuivent depuis jeudi soir, se sont déroulés notamment près de la ville de Maarret al-Naamane, contrôlée par les jihadistes. En parallèle, l’aviation russe, qui soutient les forces du régime, pilonne les zones autour de Maarret al-Naamane et de la ville voisine de Saraqeb, selon l’OSDH.Cette nouvelle montée de tension a provoqué une vague de...
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