Un tribunal de Francfort a interdit jeudi à Uber l’exercice de son activité de transports de voyageurs via son système de location de voitures, bannissant ainsi l’essentiel des services de l’entreprise en Allemagne. Selon le tribunal, la plate-forme bafoue « plusieurs règles du droit de la concurrence » dans le cadre de son activité d’intermédiaire entre ses chauffeurs et des entreprises de location de voiture.
L’entreprise californienne aurait dû demander « une licence », dans la mesure où elle est « plus qu’un simple intermédiaire » et exerce de facto l’activité de location de voitures, indiquent les juges. Cette décision « équivaut à interdire, dans les conditions actuelles, l’essentiel des activités de Uber en Allemagne », explique Isabel Jahn, porte-parole du tribunal de Francfort. Les chauffeurs louant eux-mêmes, sans lien avec l’entreprise, leur voiture pourront seuls continuer à proposer leurs services.
En 2015, la justice allemande avait déjà interdit à l’entreprise américaine de faire appel à des chauffeurs privés disposant de leur propre véhicule mais exerçant sans licence. Pour contourner cette nouvelle réglementation, l’entreprise avait fait massivement appel à des entreprises de location de voitures pour continuer à proposer ses services dans le pays.


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