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Nos lecteurs ont la parole - Par Nabil R. Asmar

Cher Monsieur le Président

Je vous écris cette lettre à l’approche des fêtes ; celles qui, même durant les pires années de guerre, ont été les périodes les plus belles de l’année, toutes religions confondues, périodes durant lesquelles la joie est supposée régner partout.

Monsieur le Président, vous qui vous considérez, ainsi qu’un grand nombre de vos partisans, comme le père de la nation, vous qui êtes père et grand-père aussi, souhaiteriez sans doute que vos enfants biologiques, spirituels et patriotiques, ainsi que vos petits-enfants, passent de joyeuses fêtes.

Je vous adresse cette lettre à l’approche de Noël, quand nous célébrons la naissance du Sauveur, la plus grande occasion annuelle de réunification de la famille, autour de la crèche, du sapin, et d’un bon repas, rituel que vous célébrez certainement avec vos proches, puis pour clôturer, la messe de minuit.

Je voudrais par la présente vous prier de ne pas nous priver de cette joie. C’est tout ce qui nous reste.

Monsieur le Président, à l’approche de la veille de Noël, nous sommes privés même de ce qui reste de notre propre argent que nous avons gagné à la sueur de notre front, l’argent que nous avons le droit de dépenser sur nos enfants et nos familles, durant cette période magique.

Pour l’amour du ciel répondez à nos besoins et à nos attentes. Vous nous aviez promis un mandat des plus forts, un mandat de développement, de grands changements, faites en sorte que vos promesses soient tenues en ces périodes de fêtes.

Donnez-nous la chance de vous croire, le plaisir de vous accorder notre confiance.

Si une force majeure quelconque vous empêche d’agir, ayez le courage de le déclarer clairement, en pointant du doigt les responsables, ainsi vous vous en sortiriez en héros, Monsieur le Président, et nous connaîtrions la vérité claire, face à un avenir jusqu’à présent tellement sombre.

Joyeux Noël, Monsieur le Président.

Nabil R. ASMAR

Réalisateur de programmes de télévision

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Je vous écris cette lettre à l’approche des fêtes ; celles qui, même durant les pires années de guerre, ont été les périodes les plus belles de l’année, toutes religions confondues, périodes durant lesquelles la joie est supposée régner partout.Monsieur le Président, vous qui vous considérez, ainsi qu’un grand nombre de vos partisans, comme le père de la nation, vous qui êtes père et grand-père aussi, souhaiteriez sans doute que vos enfants biologiques, spirituels et patriotiques, ainsi que vos petits-enfants, passent de joyeuses fêtes.Je vous adresse cette lettre à l’approche de Noël, quand nous célébrons la naissance du Sauveur, la plus grande occasion annuelle de réunification de la famille, autour de la crèche, du sapin, et d’un bon repas, rituel que vous célébrez certainement avec vos proches,...
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