Christine Lagarde a déclaré hier, à Francfort (Allemagne), qu’elle entend imprimer « son style » à la communication de la BCE. Ralph Orlowski/Reuters
Revendiquant la « sagesse » de la « chouette », Christine Lagarde a imprimé son style lors de sa première réunion hier à la tête de la Banque centrale européenne, promettant un réexamen d’ensemble de la stratégie de l’institution l’an prochain.
« Une bonne fois pour toutes, je ne suis ni une colombe ni un faucon », a déclaré la Française à la presse, balayant d’emblée le débat classique entre partisans d’un soutien à la croissance et tenants de l’orthodoxie monétaire, qui déchire la BCE depuis sa création il y a 21 ans.
« Mon ambition est d’être une chouette, que l’on associe souvent avec une certaine sagesse », a-t-elle ajouté, formule aussitôt commentée par les spécialistes de politique monétaire, qui guettaient le premier grand oral de l’ex-directrice du Fonds monétaire international.
Écouter et non prêcher
Après avoir confirmé l’arsenal de mesures annoncé par Mario Draghi en septembre, elle a annoncé le lancement en janvier d’une revue de la stratégie de la BCE, pour la première fois depuis 2003.
« Je trouve même que c’est un peu tardif, de façon légitime, puisqu’il y avait beaucoup d’autres choses à faire », a-t-elle observé, alors que les huit ans de mandat Draghi ont été marqués par une débauche d’efforts pour faire remonter les prix et sauvegarder l’euro.
Le point central sera de redéfinir le niveau d’inflation visé par la BCE, pour l’heure « proche mais légèrement inférieur à 2 % », et jugé optimal pour l’activité et l’emploi. L’objectif est également d’intégrer à la politique monétaire « l’immense défi que le changement climatique pose à chacun de nous », par exemple en concentrant sur les actifs « verts » les rachats de dette de l’institut de Francfort.
Source : AFP


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