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Moyen Orient et Monde

Six nouveaux morts en Irak où la désobéissance civile s’amplifie

Un manifestant franchissant un barrage de pneus brûlés à Bassora, hier. Essam al-Sudani/Reuters

Six manifestants ont été tués hier dans le sud de l’Irak où la désobéissance civile s’amplifie face à un pouvoir toujours intransigeant envers la plus importante contestation de l’histoire récente du pays. Au premier jour de la semaine en Irak, une nouvelle fois, c’est une annonce gouvernementale qui a suscité un regain de mobilisation. Le ministère de l’Éducation avait décrété que les cours devaient reprendre après près de deux mois de manifestations ayant fait près de 350 morts et un mois sans école dans de nombreuses villes du Sud. Mais rien n’y a fait pour les protestataires qui réclament une refonte du système politique et un renouvellement complet d’une classe dirigeante jugée corrompue, incompétente et loyale au grand voisin iranien qu’ils accusent de tirer les ficelles chez eux. « Les menaces des dirigeants ne nous font pas peur. Ils peuvent couper les salaires, tous nos salaires réunis ne pèsent rien face à une goutte de sang de tous ceux qui sont tombés en manifestant », s’emporte Salem Hassan, à Amara (Sud).

À l’heure de la rentrée, hier matin à Nassiriya, aucune école n’avait ouvert et la plupart des administrations étaient fermées, de même qu’à Hilla, Diwaniya, Najaf, Kout, Amara et Bassora. En outre, à Nassiriya, foyer historique de révolte, les manifestants coupaient les cinq ponts enjambant l’Euphrate qui la traverse, ainsi que les accès à la compagnie publique du pétrole et un champ pétrolier proche. Dans la province pétrolière de Bassora, les principaux axes routiers étaient également coupés, malgré des tentatives de dispersion à balles réelles.

Six manifestants ont été tués hier dans le sud de l’Irak où la désobéissance civile s’amplifie face à un pouvoir toujours intransigeant envers la plus importante contestation de l’histoire récente du pays. Au premier jour de la semaine en Irak, une nouvelle fois, c’est une annonce gouvernementale qui a suscité un regain de mobilisation. Le ministère de l’Éducation avait décrété que les cours devaient reprendre après près de deux mois de manifestations ayant fait près de 350 morts et un mois sans école dans de nombreuses villes du Sud. Mais rien n’y a fait pour les protestataires qui réclament une refonte du système politique et un renouvellement complet d’une classe dirigeante jugée corrompue, incompétente et loyale au grand voisin iranien qu’ils accusent de tirer les ficelles chez eux. « Les...
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