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Contestations

Les Irakiens encore dans la rue malgré de nouvelles promesses de réformes

Des manifestants irakiens rassemblés sur le pont al-Ahrar, à Bagdad, hier. Ahmad al-Rubaye/AFP

Les manifestants irakiens sont sortis de nouveau hier dans les rues, en signe de rejet de nouvelles promesses de réformes des politiques et doutant que les élus répondent à leurs attentes lors d’une session du Parlement qui devait avoir lieu dans la journée.

Les députés doivent discuter d’un remaniement gouvernemental, de l’ébauche d’une nouvelle loi électorale et d’autres changements, mais les manifestants sur la place Tahrir à Bagdad restent très sceptiques.

« La confiance entre le peuple et la classe politique s’est érodée », affirme Khayriya, une sexagénaire. « Les politiciens font les réformes pour eux-mêmes, pas pour nous », ajoute-t-elle.

Des manifestations réclamant des réformes et le départ d’une classe politique jugée incompétente et corrompue secouent Bagdad et le Sud depuis le 1er octobre. Ce mouvement inédit a été émaillé de violences qui ont fait au moins 330 morts, en majorité des manifestants.

Tard lundi, le président Barham Saleh a rencontré le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, des leaders des paramilitaires du Hachd al-Chaabi et d’anciens Premiers ministres. Durant cette réunion, dont était absent le Premier ministre contesté Adel Abdel Mahdi, ils ont proposé des réformes et une nouvelle législation incluant une nouvelle loi électorale, selon un document lu par l’AFP. Si ces réformes ne sont pas approuvées sous 45 jours, ils ont promis de convoquer des législatives anticipées et/ou de retirer la confiance au gouvernement. La priorité de la plupart des partis a été d’amender la loi électorale.

« Qu’ils l’amendent ou pas, les mêmes têtes vont quand même revenir », estime Haydar, 25 ans, manifestant à Tahrir. « C’est un jeu d’échecs, ils vont simplement déplacer les pièces », a-t-il ajouté.

M. Abdel Mahdi devait proposer des noms pour diriger les ministères qui seront touchés par les réformes, selon son bureau.

Dans le sud du pays, où ont lieu de nombreuses manifestations contre le pouvoir, écoles et bureaux du gouvernement sont restés fermés à Kout, Nadjaf, Diwaniya et Nassiriya (Sud). Les protestataires ont brûlé des pneus et bloqué des routes menant à des champs pétrolifères au sud de la ville portuaire de Bassora (Sud-Est).

À Bagdad, ils se sont rassemblés à Tahrir et sur les ponts al-Senek et al-Ahrar, dont des parties ont été reprises par les protestataires cette semaine après que les forces de l’ordre les en eurent chassés.

« La jeune génération ne croit pas aux amendements, aux réformes, affirme Abou Haydar, un septuagénaire. Ils ne croient qu’en une seule chose : la refonte complète du gouvernement et du Parlement. »

Source : AFP


Les manifestants irakiens sont sortis de nouveau hier dans les rues, en signe de rejet de nouvelles promesses de réformes des politiques et doutant que les élus répondent à leurs attentes lors d’une session du Parlement qui devait avoir lieu dans la journée.

Les députés doivent discuter d’un remaniement gouvernemental, de l’ébauche d’une nouvelle loi électorale et...

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