L'hémicycle de la Chambre des députés. Photo d'archives OLJ
Dans des propos rapportés hier par le ministre de la Défense Élias Bou Saab, le président du Parlement Nabih Berry a assuré que la séance parlementaire prévue mardi prochain « répondra à la plupart des demandes des manifestants ». Des propos qui sèment le doute sur l’ordre du jour de cette séance, notamment en ce qui concerne une proposition de loi portant sur une amnistie générale. Prévue mardi dernier, la séance avait dû être reportée en raison du mécontentement des protestataires concernant ladite loi. Cette même proposition sera-t-elle remise sur le tapis ?
Interrogée par L’Orient-Le Jour, Martine Kouteily, vice-présidente du Courant patriotique libre (CPL), opposé à la loi sur l’amnistie, a assuré que la position de son parti reste inchangée en ce qui concerne ce dossier. « Notre position sur ce sujet n’a pas changé. Même si cette loi est à l’ordre du jour mardi prochain, nous ne boycotterons pas la séance. Nous n’avions pas l’intention de boycotter la séance passée non plus. Nous demandons aujourd’hui des lois qui luttent contre la corruption et non pas des lois qui permettent aux criminels d’échapper à la justice », a déclaré Mme Kouteily. « On verra d’ici à mardi prochain, s’il y a des développements particuliers sur la scène interne, et nous prendrons nos décisions en fonction », a-t-elle ajouté.
Un responsable politique proche des milieux du 14 Mars dénonce pour sa part les propositions de loi du CPL qu’il estime être « opportunistes ». « Le CPL et la majorité parlementaire essaient de faire passer un marché frauduleux qui est celui d’échanger la loi sur l’amnistie contre une série de lois qui luttent prétendument contre la corruption mais qui, dans le fond, serviront à faire déraper le système bancaire libanais », estime le responsable dans un entretien avec L’OLJ, sous couvert d’anonymat. « Le CPL n’arrive plus à faire passer de marchés douteux avec le Premier ministre sortant Saad Hariri. Il se rabat donc sur le tandem chiite », ajoute-t-il.
Et le responsable de mettre en garde contre la perte des aides promises par la conférence de Paris dite CEDRE, si le prochain gouvernement n’est pas constitué d’indépendants. « Si nous continuons sur cette lancée, il faudra s’attendre à un nouvel exode des cerveaux et des chrétiens du pays », estime-t-il.
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Cet article est tellement flou qu’il ne mérite pas d’être publié.
19 h 24, le 15 novembre 2019