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Moyen Orient et Monde - Gaza

Israël tue un haut commandant du Jihad islamique, tirs de roquettes en réponse

À Damas, des frappes ont ciblé la maison d’un responsable politique du Jihad, tuant deux personnes dont son fils.

Colère des Palestiniens lors des funérailles du commandant du Jihad islamique, Baha Abou al-Ata, tué lors d’une frappe israélienne, hier matin, à Gaza. Mahmud Hams/AFP

L’armée israélienne a tué hier matin à Gaza un haut commandant du groupe armé palestinien Jihad islamique qui a répliqué avec des salves de roquettes sur Israël où plusieurs villes étaient en état d’alerte, laissant craindre une escalade.

Les sirènes d’alarme ont été activées dans de nombreuses villes israéliennes à proximité de la bande de Gaza jusque dans la métropole économique Tel-Aviv, où les écoles et les universités ont été fermées en raison des tirs.

Dans la bande de Gaza, le Jihad islamique a confirmé la mort du commandant Baha Abou al-Ata et de sa femme Asma, après une frappe de l’armée israélienne sur l’étage de l’immeuble où résidait ce haut dirigeant du groupe islamiste dont les funérailles, sous tension, ont eu lieu dans la journée.

Âgé de 41 ans et père de cinq enfants, Baha Abou al-Ata avait rejoint les rangs du Jihad islamique dans les années 90, selon le groupe armé. Il commandait jusqu’à hier matin la branche nord du Jihad islamique. Abou al-Ata « était responsable de plusieurs attaques terroristes, de tirs de roquettes sur l’État d’Israël au cours des derniers mois, et avait l’intention de perpétrer des attaques imminentes », a justifié de son côté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

« Alerte maximale »

En « alerte maximale » après l’opération israélienne, le Jihad islamique a promis un barrage de roquettes sur le sud d’Israël et à Tel-Aviv. Peu après, Israël a fait état d’un « nombre important » de tirs depuis la bande de Gaza, sous contrôle depuis plus de dix ans d’un autre mouvement islamiste, le Hamas, et sous blocus israélien.

« Israël ne souhaite pas une escalade, mais nous devons faire tout ce qui est nécessaire pour nous protéger. Je vous le dis d’avance, cela pourrait prendre du temps », a prévenu M. Netanyahu à l’issue d’une rencontre avec les chefs de l’armée et des services de renseignements intérieurs qui ont collaboré à cette opération. Plus tôt dans la journée, l’armée israélienne avait indiqué se préparer « à plusieurs jours d’affrontements ».

Dans la bande de Gaza, les autorités ont fait état de cinq morts, le commandant et son épouse à l’aube, et trois autres jeunes hommes plus tard dans la journée dans des frappes visant le réseau du Jihad islamique selon l’armée israélienne.

Ce groupe a aussi été visé hier dans la capitale syrienne, Damas. Selon l’agence syrienne SANA, des projectiles ont touché la maison d’Akram Ajouri, tuant « son fils Mouaz et une autre personne ». Le Jihad islamique a confirmé la mort d’un fils de ce cadre de l’organisation. Interrogé sur ces frappes à Damas, l’armée israélienne a répondu : « Sans commentaire. »

L’opération d’hier intervient alors que M. Netanyahu, en quête d’appuis pour tenter de se maintenir au pouvoir au moment où son rival Benny Gantz a été choisi pour essayer de former un gouvernement, vient de nommer un nouveau ministre de la Défense, Naftali Bennett, issu d’un petit parti de droite. Ce dernier n’est cependant pas encore entré en fonctions, a indiqué l’armée, réfutant toute ingérence politique. « Nous cherchions le moment opportun, un moment où (Abou al-Ata) n’est pas protégé par un bouclier humain », afin de minimiser les pertes potentielles, a précisé le porte-parole de l’armée, les services secrets israéliens affirmant avoir des informations sur la chambre où il dormait.

Il s’opposait à la trêve

Plusieurs figures anti-israéliennes, dont le cheikh Ahmad Yassine, fondateur du Hamas, ont été visées par des éliminations ciblées par le passé, à Gaza ou à l’étranger. Avant Abou al-Ata, le dernier assassinat ciblé était celui de Hamad al-Khodori, 34 ans, considéré comme un argentier facilitant des transferts de fonds entre l’Iran, ennemi juré d’Israël, et les mouvements Jihad islamique et du Hamas.

Le Hamas et Israël se sont livré trois guerres dans l’enclave depuis 2008. Mais ce groupe islamiste armé, contrairement au Jihad islamique, avait depuis approuvé un accord de trêve négocié avec l’ONU, l’Égypte et le Qatar. Cet accord prévoit notamment l’entrée chaque mois de millions de dollars d’aide pour la population de Gaza, où le chômage avoisine les 50 %. Or Abou al-Ata « avait tenté par tous les moyens de saboter les efforts ayant mené à la trêve avec le Hamas, une trêve à laquelle il s’opposait, une trêve qu’il n’acceptait pas », en orchestrant ainsi de nombreux tirs de roquettes vers Israël, a déclaré hier le chef de l’armée israélienne Aviv Kochavi.

Source : AFP

L’armée israélienne a tué hier matin à Gaza un haut commandant du groupe armé palestinien Jihad islamique qui a répliqué avec des salves de roquettes sur Israël où plusieurs villes étaient en état d’alerte, laissant craindre une escalade.Les sirènes d’alarme ont été activées dans de nombreuses villes israéliennes à proximité de la bande de Gaza jusque dans la métropole économique Tel-Aviv, où les écoles et les universités ont été fermées en raison des tirs.Dans la bande de Gaza, le Jihad islamique a confirmé la mort du commandant Baha Abou al-Ata et de sa femme Asma, après une frappe de l’armée israélienne sur l’étage de l’immeuble où résidait ce haut dirigeant du groupe islamiste dont les funérailles, sous tension, ont eu lieu dans la journée.Âgé de 41 ans et père de cinq enfants, Baha...
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