Le groupe État islamique tente de s’établir en ex-URSS, en Asie centrale en particulier, depuis l’Afghanistan, a affirmé hier le chef du renseignement russe (FSB), au lendemain d’une attaque au Tadjikistan prêté à l’EI. « Nous constatons une activité accrue d’unités de l’EI en Afghanistan », a indiqué Alexandre Bortnikov, le chef du FSB, lors d’une réunion à Tachkent, en Ouzbékistan, des chefs des services de sécurité de la Communauté des États indépendants (CEI), composée d’anciennes républiques soviétiques. « Leur objectif est d’y créer une place forte afin d’organiser une expansion à travers la CEI et dont les acteurs doivent être des combattants originaires des républiques d’Asie centrale ayant déjà une expérience de combat », a-t-il ajouté, cité par l’agence d’État TASS. Selon lui, la branche de l’EI « Wilayah Khorasan », active en Afghanistan, est à cette fin aussi « en lien étroit » avec deux autres groupes jihadistes le Jamaat Ansarullah et le Mouvement islamique du Turkestan oriental. Ces déclarations interviennent au lendemain de la mort de 17 personnes – 15 jihadistes, un policier et un militaire tadjiks – au cours d’une attaque contre des gardes-frontières au Tadjikistan près de la frontière ouzbèke. Selon les autorités tadjikes, les assaillants étaient des membres de l’EI arrivés trois jours plus tôt d’Afghanistan.
Moyen Orient et Monde - Terrorisme
L’EI tente de s’établir en ex-URSS depuis l’Afghanistan
OLJ / le 08 novembre 2019 à 00h00


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