Les constructeurs italo-américain Fiat Chrysler et le français PSA discutaient hier des conditions d’un potentiel mariage à 50 milliards de dollars, pour unir leurs forces à l’heure où l’industrie automobile connaît des difficultés. Les deux groupes, qui pèsent 400 000 salariés dans le monde, ont confirmé être en pourparlers pour créer le numéro 4 mondial du secteur.
Selon des sources concordantes, PSA tenait son conseil d’administration hier après-midi. Et Fiat Chrysler Automobiles (FCA) devait réunir le sien dans la soirée, selon une source proche du dossier. Selon cette même source, les entreprises pourraient annoncer rapidement qu’elles sont en négociations exclusives, voire confirmer la transaction dès aujourd’hui.
Le gouvernement français, si réticent il y a quelques mois lorsque FCA a tenté, en vain, de convoler avec Renault, a dit être « particulièrement vigilant » sur l’emploi. Mais l’État, actionnaire à environ 12 % de PSA via BpiFrance, estime aussi que les discussions « confirment le mouvement de consolidation mondiale de l’industrie automobile, qui est nécessaire et dans lequel la France veut prendre toute sa place ». Le vice-ministre italien de l’Économie, Antonio Misiani, a lui estimé « vital de préserver les sites » dans son pays. Il a souligné dans le même élan qu’il y a un « changement de paradigme sur le marché automobile avec le passage à l’électrique », rendant « nécessaires de lourds investissements et des regroupements ».
Ces discussions interviennent quelques mois seulement après l’échec cuisant d’un projet de fusion entre Fiat Chrysler et Renault, numéro un français de l’automobile.


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