Liban

Kanaan : Prendre langue avec la Syrie ne doit pas être perçu sous l'angle d'un complexe d'infériorité

Le député Ibrahim Kanaan. Photo d'archives ANI

Le député libanais Ibrahim Kanaan, qui s'exprimait mardi au nom du groupe parlementaire du "Liban fort" dont le Courant patriotique libre est la principale composante, a affirmé que le fait de prendre langue avec la Syrie ne devait pas être perçu sous l'angle d'un "complexe d'infériorité".

"La présence de plus d'un million de déplacés syriens au Liban constitue un fardeau économique, social et sécuritaire. Prendre langue avec la Syrie dans l'intérêt national, en faveur de la souveraineté libanaise et pour l'instauration de la stabilité ne doit pas être perçu comme étant une position d'infériorité", a déclaré M. Kanaan à l'issue de la réunion hebdomadaire du groupe.

Dimanche, lors d'un discours prononcé devant ses partisans à l'occasion de la commémoration du 13 octobre 1990, date de l’éviction de Michel Aoun du palais de Baabda, le chef du CPL, Gebran Bassil, avait déclaré qu'il allait se rendre en Syrie "pour que le peuple syrien retourne en Syrie

Sur un autre plan, le député du Metn a appelé à débloquer des fonds exceptionnels pour la lutte contre les incendies qui ravagent le Liban ces deux derniers jours. "La catastrophe nationale à laquelle nous assistons avec ces incendies montre la modestie des équipements de la Défense civile, de l'armée et des citoyens. Le groupe demande que la Défense civile ait le matériel nécessaire pour lutter contre les catastrophes, et une enquête pour déterminer les responsabilités", a-t-il déclaré.

Ibrahim Kanaan s'est enfin exprimé en faveur d'un budget 2020 qui incluerait des réformes allant dans le sens de la maîtrise des fonds publics.


Le député libanais Ibrahim Kanaan, qui s'exprimait mardi au nom du groupe parlementaire du "Liban fort" dont le Courant patriotique libre est la principale composante, a affirmé que le fait de prendre langue avec la Syrie ne devait pas être perçu sous l'angle d'un "complexe d'infériorité".

"La présence de plus d'un million de déplacés syriens au Liban constitue un fardeau...