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Liban - Parlement

Sabaa fait une incursion contestataire dans l’hémicycle

« Nous avons voulu adresser un message direct aux députés qui n’ont aucune considération à l’égard de ceux qui les ont mandatés », affirme à « L’OLJ » Ghada Eid, secrétaire générale du parti issu de la société civile.

Une manifestante portant un tee-shirt avec l’inscription « Résistance civile ». Photo tirée de la page Facebook du parti Sabaa

Dans un contexte d’aggravation de la situation économique et financière, des activistes du parti Sabaa, issu de la société civile, sont parvenus hier à pénétrer dans l’hémicycle du Parlement pour protester contre les responsables politiques et réclamer des élections parlementaires anticipées, avant d’être arrêtés pour un court laps de temps.

La police du Parlement a publié à cet égard un communiqué selon lequel « des individus se sont dissimulés parmi des étudiants et des journalistes qui avaient été autorisés à entrer au Parlement, causant des troubles en lançant des slogans à l’intérieur de l’hémicycle ». « Ces personnes ont été arrêtées et exfiltrées de l’hémicycle », ajoute le texte, qui précise que le président du Parlement, Nabih Berry, a ordonné qu’elles soient rapidement relâchées.

En parallèle à l’incursion dans l’hémicycle parlementaire, d’autres militants du mouvement, portant des tee-shirts avec l’inscription « Résistance civile », se sont rassemblés devant le siège du ministère des Télécoms, pour réclamer que les factures de téléphone mobile soient libellées en livres libanaises. Selon des témoignages recueillis par L’Orient-Le Jour, les employés du ministère se sont trouvés coincés à l’intérieur de leur lieu de travail, les manifestants s’étant postés sur les marches conduisant à l’entrée des locaux. Mais ils ont finalement réussi à en sortir par la porte arrière qu’emprunte généralement le ministre des Télécoms.


(Lire aussi : Le débat tant redouté sur l’article 95 repoussé à la fin novembre)


La secrétaire générale du parti Sabaa, Ghada Eid, journaliste de la MTV, affirme à L’OLJ que l’incursion de ses camarades au siège du Parlement, dans toute « la symbolique » que celui-ci représente, a été « un moyen de se faire entendre auprès de tous les citoyens ». « Nous avons ainsi voulu adresser un message direct aux députés qui n’ont aucune considération à l’égard de ceux qui les ont mandatés », tonne-t-elle, avant de souligner que les protestataires « ont crié leur colère face au pillage des fonds publics, réclamant leur restitution ainsi que la restitution de leurs droits les plus élémentaires, alors que le pays va à l’effondrement ».

Mme Eid affirme que près de 35 personnes avaient pu entrer dans l’hémicycle grâce à une autorisation préalable accordée à des enseignants universitaires qui en avaient fait la demande en vue de renseigner les visiteurs admis sur la manière concrète dont fonctionne la Chambre des députés. Le groupe était constitué d’étudiants, enseignants et activistes qui, une fois à l’intérieur, ont pour la plupart scandé une liste de revendications socio-économiques. Selon la journaliste de la MTV, la police du Parlement s’est aussitôt mise à pourchasser les contestataires, « les poussant et les brusquant », afin de les extirper de l’hémicycle. Toujours selon elle, les activistes ont été arrêtés et interrogés sur place, et leurs téléphones portables fouillés. Une militante, Vicky Zouein, aurait vu toutes les données cellulaires de son téléphone supprimées avant qu’il ne lui soit rendu, tandis que le portable d’une autre activiste, Baria el-Ahmar, ne lui aurait pas été rendu.

Quant au sit-in devant le ministère des Télécoms, Mme Eid le justifie par le fait qu’« imposer le paiement des factures en devises étrangères est illégal ». « Nous ne nous contenterons pas de cette démarche », martèle-t-elle, précisant que « le mouvement s’étendra à tous les ministères et administrations qui ne respectent pas les droits des citoyens ». « Je ne donnerai pas plus de détails sur les prochaines étapes de notre mobilisation, mais il faut savoir que nous avons brisé les barrières de la peur en lançant une résistance civile (autrement dit non violente) pour faire face à l’oppression et l’injustice », ajoute-t-elle.



Pour mémoire

Série de manifestations contre la crise économique à Beyrouth, Tripoli et Baalbeck

Dans un contexte d’aggravation de la situation économique et financière, des activistes du parti Sabaa, issu de la société civile, sont parvenus hier à pénétrer dans l’hémicycle du Parlement pour protester contre les responsables politiques et réclamer des élections parlementaires anticipées, avant d’être arrêtés pour un court laps de temps. La police du Parlement a publié à cet égard un communiqué selon lequel « des individus se sont dissimulés parmi des étudiants et des journalistes qui avaient été autorisés à entrer au Parlement, causant des troubles en lançant des slogans à l’intérieur de l’hémicycle ». « Ces personnes ont été arrêtées et exfiltrées de l’hémicycle », ajoute le texte, qui précise que le président du Parlement, Nabih Berry, a ordonné qu’elles...
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BRAVO!!

Avette

09 h 21, le 12 octobre 2019

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Commentaires (1)

  • BRAVO!!

    Avette

    09 h 21, le 12 octobre 2019

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