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Économie - Diplomatie Économique

En pleine impasse sur le Brexit, Johnson dépêche son émissaire à Bruxelles

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à Manchester, en Angleterre, le 2 octobre 2019. Paul Ellis/AFP

Boris Johnson dépêche son ministre du Brexit demain à Bruxelles à un moment critique des négociations visant à trouver un accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, que les Européens disent ne pas être en mesure d’« envisager » en l’état malgré le calendrier serré.

À une semaine d’un sommet européen crucial et à trois semaines de la date prévue du divorce devant mettre fin à 46 ans de vie commune, le ballet diplomatique s’accélère, mais le fossé reste profond entre le gouvernement britannique et l’Union européenne, qui se rejettent mutuellement la responsabilité du statu quo actuel. Le ministre britannique du Brexit, Steve Barclay, va se rendre à Bruxelles pour rencontrer le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier. D’abord annoncée pour aujourd’hui, la réunion a été repoussée à demain matin sous la forme d’un « petit déjeuner », a dit une source européenne.

Aujourd’hui, Boris Johnson aura une rencontre « privée » avec son homologue irlandais Leo Varadkar, un personnage-clé tant le processus bute sur la manière d’éviter un retour à une frontière physique entre l’Irlande du Nord, une province britannique, et la République d’Irlande, membre de l’UE, et de préserver la paix sur l’île, qui a connu plusieurs décennies de violences. Et dimanche, Emmanuel Macron recevra à dîner à l’Élysée la chancelière allemande Angela Merkel, à quelques jours du sommet des 17 et 18 octobre, crucial pour arriver à un accord.

« Le temps presse », a martelé hier Michel Barnier devant le Parlement européen. « Au moment où je vous parle, nous ne sommes pas au point d’envisager et de trouver un accord », a-t-il constaté, quelques heures après avoir jugé « très difficile, mais possible » d’y arriver.

Au Parlement un samedi

L’UE a donné jusqu’à la fin de la semaine au gouvernement britannique pour lui présenter un compromis acceptable sur le casse-tête de la frontière irlandaise et arriver à une séparation à l’amiable le 31 octobre. Faute d’accord, le Royaume-Uni se prépare à un « no deal » potentiellement ravageur pour son économie, à moins que le Brexit ne soit repoussé une troisième fois.

Faute d’accord le 19 octobre, une loi impose en effet au Premier ministre de demander un report de trois mois, bien qu’il ait promis un Brexit « coûte que coûte » le 31 octobre. Selon plusieurs médias britanniques, le gouvernement compte convoquer une session extraordinaire du Parlement pour le 19 octobre quelle que soit l’issue du sommet européen. Ce serait la première fois que les députés siégeraient un samedi depuis la guerre des Malouines en 1982.

Dans tous les cas, des élections anticipées semblent inévitables vu la profondeur de la crise politique dans laquelle le Brexit a plongé le Royaume-Uni et tous les partis s’y préparent activement.

Source : AFP


Boris Johnson dépêche son ministre du Brexit demain à Bruxelles à un moment critique des négociations visant à trouver un accord sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE, que les Européens disent ne pas être en mesure d’« envisager » en l’état malgré le calendrier serré.À une semaine d’un sommet européen crucial et à trois semaines de la date prévue du divorce devant mettre fin à 46 ans de vie commune, le ballet diplomatique s’accélère, mais le fossé reste profond entre le gouvernement britannique et l’Union européenne, qui se rejettent mutuellement la responsabilité du statu quo actuel. Le ministre britannique du Brexit, Steve Barclay, va se rendre à Bruxelles pour rencontrer le négociateur en chef de l’UE Michel Barnier. D’abord annoncée pour aujourd’hui, la réunion a été repoussée...
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