X

Culture

Plus qu’un Salon, un festival littéraire...

Conférence de presse

La 26e édition du Salon du livre francophone de Beyrouth, dont la programmation a été rendue publique hier, s’annonce particulièrement riche en signatures prestigieuses et en lectures performatives et festives.

Zéna ZALZAL | OLJ
10/10/2019

Dévoilé hier, au cours d’un point presse à l’Institut français du Liban, le programme du prochain Salon du livre francophone de Beyrouth montre une évidente volonté de revigorer cet événement culturel qui a dépassé son quart de siècle d’existence en lui insufflant une note plus créative et ludique.

D’emblée, trois éléments sont à signaler comme autant de possibles facteurs de succès pour cette 26e édition, qui se tiendra du 9 au 17 novembre prochain au BIEL (Tehouita, Furn el-Chebback). À savoir et dans le désordre : une très belle affiche, signée Zeina Abi Rached, une aussi belle brochette d’auteurs têtes d’affiche (dont, entre autres, cinq prix Goncourt) et, enfin, une vivifiante mise à l’honneur du texte littéraire par son croisement avec toutes sortes de modes d’expressions artistiques. « La littérature en dialogue avec les arts, le cinéma, la musique, la performance, la scène… », comme l’a qualifié Ina Pouant, directrice adjointe de l’Institut français du Liban, tel est, en somme, le thème prédominant de la cuvée 2019 de ce Salon. À noter qu’hier, contrairement aux années précédentes, la représentation des ambassades francophones était limitée à une responsable de l’ambassade de Suisse présente dans la salle.

C’est donc l’ambassadeur de France, Bruno Foucher, entouré de Lynn Tehini, représentant le ministre de la Culture Mohammad Daoud, d’Hervé Sabourin, directeur du bureau Moyen-Orient de l’Agence universitaire de la francophonie, et de Stanislas Tertrais, directeur général délégué de la SGBL, « nouveau partenaire principal du Salon », qui a exposé les « quatre grands axes » autour desquels a été élaborée la programmation cette année.

Goncourt, habitués et nouvelles voix

À commencer par ce « dialogue entre le texte littéraire et les arts », sous le signe duquel est placée cette 26e édition. Un dialogue qui se traduira, au-delà des présentations et signatures classiques, par « des lectures dessinées avec Mathias Enard et Zeina Abi Rached, des lectures musicales avec Atiq Rahimi, des concerts dessinés avec le collectif de bédéistes Samandal. Ainsi que « La nuit de la poésie », en partenariat avec l’Institut du monde arabe, qui en sera le point d’orgue, avec la participation de Carol Abboud et d’Alexandre Paulikevitch, de jeunes rappeurs et vidéastes, ou encore l’adaptation théâtrale inédite d’un florilège de contes libanais féminins mis en scène par Valérie Cachard qui vient d’obtenir le Prix RFI théâtre ».

Quant aux autres grands axes, il s’agit de « l’engagement en faveur de la littérature jeunesse et de la lecture publique ; l’attachement à la liberté d’expression à travers le débat d’idées ; et bien sûr le combat pour une francophonie vivante et ouverte », a indiqué l’ambassadeur français.

Plus de 180 auteurs francophones (dont un certain nombre d’habitués) sont attendus pour ce nouveau cru, parmi lesquels pas moins de cinq détenteurs du prestigieux Prix Goncourt, mais aussi d’importantes nouvelles voix de la fiction littéraire. « Je pense ici à Paule Constant ou Nicolas Mathieu, mais également à Hoda Barakat qui vient d’être distinguée du prestigieux Booker arabe », a notamment signalé M. Foucher. Il a également mis en lumière la présence de bédéistes français, suisses et libanais, « fers de lance de la nouvelle BD indépendante » tels que Nicolas de Crécy, Pénélope Bagieu et Alex Baladi. Et, dans le domaine de la littérature de jeunesse, de « Timothée de Fombelle, l’une des figures françaises et internationales les plus prisées ». Sans oublier le toujours très attendu Bernard Pivot qui sera présent au Salon du livre francophone de Beyrouth en tant que président de l’Académie Goncourt, pour la délibération et la proclamation du prix « Le choix Goncourt de L’Orient » le 16 novembre. Il est évidemment impossible d’évoquer, ici, l’ensemble des auteurs, activités, ateliers, rencontres, débats et productions littéraires diverses et multiformes à ne pas manquer. Pour en savoir plus sur ces 10 jours de rendez-vous annuel autour du livre francophone, suivez l’actualité du Salon sur les pages Facebook @InstitutFrLiban @SalondulivrefrancophoneBeyrouth et Instagram @SdlBeyrouth dédiées, et le mot clé: #SDLBEY2019.

Ils ont dit

– Ina Pouant, directrice adjointe de l’Institut français du Liban : « Cette 26e édition se veut un dialogue entre la littérature et les arts et, dans cet esprit, c’est à l’illustratrice Zeina Abi Rached, particulièrement attachée à la francophonie et aux liens entre la France et le Liban, que nous avons confié la conception de cette très belle affiche. »

– Bruno Foucher, ambassadeur de France au Liban : « Si nous plaçons le livre au centre de la vie culturelle en ces temps traversés de crises (politique, économique, sociale, sociétale), c’est que nous sommes convaincus que lire et échanger forment le socle de toute vie sociale et citoyenne, de tout projet démocratique digne de ce nom. Ce Salon s’est ainsi patiemment construit comme un espace de débat critique, ouvert sur un humanisme inclusif. Parce qu’il s’efforce de promouvoir en premier lieu la liberté d’expression, il est devenu au fil du temps un véritable festival littéraire. »

– Lynn Tehini, conseillère du ministre de la Culture : « Ce rendez-vous attendu de tous les amateurs de littérature et de culture constitue plus qu’une simple rencontre éditeurs/auteurs/lecteurs : il a notamment pour but de promouvoir la richesse de la diversité linguistique et culturelle présente au Liban. (…) Il s’inscrit au cœur de la mission du ministère de la Culture au Liban. Un ministère qui reste plus que jamais le plus ardent défenseur de la francophonie et des valeurs qu’elle incarne. »

– Hervé Sabourin, directeur du bureau Moyen-Orient de l’AUF : « La fréquentation massive du public de tous les précédents Salons, leur appétence significative pour la littérature française et francophone prouve que la francophonie attire toujours au Liban et que la langue française est aussi une langue libanaise. (…) »

– Stanislas Tertrais, directeur général délégué de la SGBL : « Même si le banquier est souvent décrit dans la littérature française, notamment dans les œuvres de Zola et Balzac, sous les traits d’un vilain avide et opportuniste, je suis sincèrement fier de l’action de la Société Générale qui s’inscrit dans la durée pour ce Salon. »

À la une

Retour à la page "Culture"

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Antoine Sabbagha

Enfin un peu de culture . On en a soif .

Dernières infos

Les signatures du jour

Les + de l'OLJ

1/1

Le Journal en PDF

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants