Le gouvernement yéménite et les séparatistes sont en train de discuter d’un partage du pouvoir dans le Sud au centre d’un conflit ouvert entre les deux parties, ont indiqué hier des sources concordantes. Les discussions discrètes et indirectes se déroulent depuis des semaines à Djeddah, dans l’ouest de l’Arabie saoudite. Ce pays qui fait la navette entre les délégations des deux parties, selon ces sources. « Il y a eu du progrès et une rencontre est attendue prochainement pour mettre en forme le texte d’un accord », a déclaré à l’AFP une source proche du Conseil de transition sudiste (STC – séparatiste). L’accord prévoit, selon une autre source au fait des discussions, un retour du gouvernement à Aden où la responsabilité de la sécurité serait confiée aux combattants séparatistes des unités dites du « Cordon de sécurité », sous supervision des Saoudiens. Le volet politique de l’accord porte sur une meilleure représentation du STC au sein du gouvernement et de l’administration provinciale, selon la même source. Face aux séparatistes, les troupes gouvernementales ont perdu en août le contrôle de la quasi-totalité du Yémen du Sud. Riyad a proposé, pour apaiser la tension dans le Sud, un dialogue interyéménite à Djeddah. Les séparatistes accusent depuis des années le pouvoir central de discriminer les Yéménites du Sud et de répartir injustement les richesses du pays, le plus pauvre de la péninsule Arabique. Ils sont soutenus par les Émirats arabes unis alors que le gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi est appuyé par l’Arabie saoudite.
Moyen Orient et Monde - Yémen
Gouvernement et séparatistes discutent d’un partage du pouvoir dans le Sud
OLJ / le 08 octobre 2019 à 00h00


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À la façon de Geneviève Tabouis, l’auteur de ces lignes prédisait il y a quelques années que la coalition militaire saoudienne se casserait les dents au Yémen. Aujourd’hui, non seulement une armée de squelettes affamés a repoussé les légions de mercenaires conduites par des officiers repus, mais elle menace directement les infrastructures vitales de l’Arabie et fait trembler les marchés de Londres et de New York. Elle pourrait bien demain imposer ses conditions à la reddition des Saoudiens qui prétendaient hier encore la soumettre. Asterix le Houthi La référence à Astérix n’est pas caricaturale quand on mesure l’écart entre les forces en présence. À l’origine on trouve d’un côté la résistance des Houthis soit environ 100.000 hhommes qui ont conquis la capitale Sanaa avant de fédérer la plupart des tribus du nord et du sud à l’exception de l’Hadramaout occupé par Al Qaïda. De l’autre côté à l’offensive, les forces armées d’Arabie et des Émiratis coalisées, servies par des régiments de mercenaires, le tout formé et équipé par les usa et l’Europe. Soit des centaines d’avions de combat, des milliers de chars et de canons, une puissance de feu en matériels conventionnels terrestres et aériens supérieure à celle de la France. Depuis 42 mois, le Prince MBS héritier tente de mettre à genoux ses voisins : 16 000 raids aériens selon les agences de renseignement soit un chapelet de bombes toutes les deux heures.
14 h 57, le 08 octobre 2019