La dette extérieure des pays à revenu faible et intermédiaire a augmenté de 5,3 % l’an passé, ressortant à 7 800 milliards de dollars, sous l’effet d’un bond de la dette chinoise, a indiqué hier la Banque mondiale dans un rapport.
« Si, en moyenne, le fardeau de la dette extérieure des pays à revenu faible et intermédiaire est resté modéré, la situation se dégrade dans plusieurs pays depuis 2009 », soulignent les auteurs de ce rapport. Ils indiquent que la hausse enregistrée en 2018 s’explique par un bond de 15 % enregistré en Chine, « attisé par l’appétit des investisseurs pour les actifs libellés en renminbi ». Et si l’on exclut les dix plus gros emprunteurs du monde (Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Chine, Fédération de Russie, Inde, Indonésie, Mexique, Thaïlande et Turquie), l’encours de la dette extérieure a augmenté de 4 %.
Ce rapport fait en outre état d’un bond de 86 % des flux nets d’endettement vers les pays à revenu faible et intermédiaire provenant de créanciers multilatéraux, principalement en raison du soutien apporté à l’Argentine par le Fonds monétaire international (FMI). Le FMI a accordé en 2018 un prêt record de 57 milliards de dollars aux autorités argentines. Et si l’on exclut ce programme d’aide, les flux nets d’endettements « sont restés globalement inchangés » par rapport à 2017.


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