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Liban - Liban-Grèce

Mohammad Saleh est rentré hier à Beyrouth

« Les autorités grecques ont présenté des excuses à mon père », affirme à « L’OLJ » Salah Saleh, fils du journaliste libéré.

Le journaliste Mohammad Saleh. Photo ANI

Mohammad Saleh, le journaliste arrêté la semaine dernière à Mykonos (Grèce), a regagné hier Beyrouth après avoir été libéré lundi soir par les autorités grecques. L’ancien collaborateur du quotidien as-Safir, victime d’une erreur due à la ressemblance de son nom avec celui d’un des auteurs du détournement d’un avion de la TWA en partance d’Athènes en juin 1985, avait été appréhendé en raison d’un mandat d’arrêt européen émis contre lui par l’Allemagne, qui demandait son extradition.

« Les autorités grecques ont présenté des excuses à mon père, promettant de lui accorder un visa de quatre ans pour la Grèce », a déclaré le fils du journaliste, Salah Saleh, à L’Orient-Le Jour, soulignant que « malgré le barrage de la langue, elles étaient dès le début convaincues de son innocence, faisant parvenir à l’Allemagne des preuves qui l'innocentaient ». Grace aux efforts déployés par le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, le directeur général de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, ainsi que par des responsables de haut niveau mais aussi par son avocat Hassan Chamseddine, les preuves que Mohammad Saleh, 65 ans, n’est pas la personne recherchée ont en effet été présentées aux autorités grecques et allemandes. Celles-ci en ont été convaincues, informant lundi la police grecque qu’elles renonçaient à demander l’extradition du ressortissant libanais « puisque l’identification n’a pas été possible ». Un enquêteur allemand s’était rendu sur l’île de Syros, où avait été transféré M. Saleh, pour mener un interrogatoire complet, notamment sur son arbre généalogique. Le journaliste n’est arrivé qu’hier à Beyrouth en raison d’une grève de marins mardi, qui l’a empêché de gagner Athènes ce jour-là.


(Lire aussi : Il y a trente ans, le détournement du vol 847 de la TWA)


Préjudice

Le fils du journaliste revient sur les circonstances de l’arrestation de son père : « Parti en croisière à bord de L’Orient Queen, mon père avait été brièvement interrogé lors de son escale à Rhodes, sans toutefois être appréhendé. Pour la seconde étape de l’itinéraire, il s’est rendu à l’île de Santorini, où il n’a pas été inquiété, mais à Mykonos, des agents de la Sûreté générale grecque sont montés à bord du navire et ont voulu l’emmener. Le capitaine a d’abord refusé de le leur livrer, mais a dû cependant le faire une fois que les agents ont débarqué, suite à sa demande. » « Nous avons beaucoup eu peur les premiers jours, parce que nous n’avions plus de ses nouvelles. Heureusement que les responsables se sont activés et que les médias ont fait un énorme tapage qui est parvenu au monde entier », se félicite-t-il, saluant « la chargée d’affaires de l’ambassade libanaise, Rania Abdallah, qui ne l’a pas quitté depuis dimanche matin », ainsi que « l’ambassadrice du Liban, Dona Turk, qui lui a fait ses adieux à l’aéroport ».

Interrogé par L’OLJ sur la possibilité pour celui qui a été victime de méprise d’obtenir des dommages-intérêts en raison du préjudice moral que lui a causé sa détention, l’avocat de Mohammad Saleh indique qu’il procède actuellement à une étude légale sur ce point. « Nous n’avons pas encore pris de décision à ce sujet, sachant que d’une part les investigations auraient dû être menées de façon plus minutieuse et plus rapide, mais que d’autre part, il ne semble pas que l’intention de la police grecque était de nuire à Mohammad Saleh », a déclaré Me Chamseddine.



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Ce n'est pas les grecs mais les allemands comme d'habitude, ils ont détruits la Grece et ils font ce qu'ils veulent

Eleni Caridopoulou

23 h 43, le 26 septembre 2019

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Commentaires (1)

  • Ce n'est pas les grecs mais les allemands comme d'habitude, ils ont détruits la Grece et ils font ce qu'ils veulent

    Eleni Caridopoulou

    23 h 43, le 26 septembre 2019

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