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Moyen Orient et Monde - Conflit

Yémen : de nombreux civils tués dans un double raid aérien

Les houthis avaient proposé vendredi un arrêt des tirs de missiles, de drones et d’autres engins sur le territoire saoudien.

Les rebelles houthis célébraient samedi le 5e anniversaire de la prise de Sanaa. Khaled Abdullah/Reuters

Seize Yéménites, dont de nombreux civils, ont trouvé la mort hier dans un double raid aérien attribué à la coalition anti-rebelles, dans l’attaque la plus meurtrière depuis l’annonce d’une proposition de trêve des insurgés houthis reçue avec prudence par Riyad. Les deux raids, attribués par un responsable local à la coalition menée par l’Arabie saoudite au Yémen, ont visé une habitation de la localité de Qatabah dans la province de Daleh, dans le sud du Yémen. Qatabah est située dans un secteur de Daleh sous contrôle des rebelles qui se sont empressés d’accuser la coalition d’avoir délibérément visé des civils. « Une famille entière a été tuée (...) et le reste des morts sont des secouristes qui ont péri lors du second raid », a déclaré le responsable local joint au téléphone depuis Dubaï et qui a requis l’anonymat. Des témoins ont affirmé que les corps avaient été extraits des décombres de l’habitation qui a été sérieusement endommagée. Un médecin de l’hôpital d’Ibb, situé non loin du lieu des raids, où les victimes ont été transportées a confirmé qu’il y avait eu 16 morts, dont « sept enfants et quatre femmes ». Selon un porte-parole militaire des rebelles, cité par leur télévision al-Massirah, l’aviation saoudienne a mené avant les raids de mardi 42 frappes aériennes au Yémen en l’espace de 12 heures, tuant huit personnes au total. Le porte-parole de la coalition n’a pas réagi dans l’immédiat.

L’attaque d’hier est la plus meurtrière depuis que les rebelles houthis ont proposé vendredi un arrêt des tirs de missiles, de drones et d’autres engins sur le territoire saoudien en contrepartie de la cessation des raids aériens saoudiens.

Prudence de Riyad

La proposition a été accueillie avec prudence par les Saoudiens. « Nous jugeons les autres sur leurs actes et non sur leurs paroles », a déclaré samedi le ministre d’État saoudien aux Affaires étrangères Adel al-Jubeir, à propos de la proposition des rebelles. « Nous allons voir s’ils (les houthis) vont le faire ou non », a-t-il ajouté. « Concernant ce qui les a poussés (à faire cette proposition), nous allons l’examiner », a dit le numéro deux de la diplomatie saoudienne. La proposition des houthis a été faite après les attaques sans précédent contre des installations pétrolières saoudiennes le 14 septembre, que les rebelles yéménites ont revendiquées. Mais ces attaques ont été attribuées par l’Arabie saoudite, les États-Unis et des pays occidentaux à l’Iran, allié des rebelles. Certains analystes ont vu dans cette proposition une tentative de favoriser une désescalade dans le Golfe au moment où l’Iran, qui nie toute responsabilité dans les attaques, se trouve soumis à d’intenses pressions. Les Iraniens pourraient utiliser cette proposition « pour semer la confusion dans la communauté internationale », a ainsi estimé Andreas Krieg, professeur au King’s College de Londres. « L’ONU tentera (dans ce contexte) d’empêcher toute escalade des représailles de la part des États-Unis ou de l’Arabie saoudite », a-t-il déclaré.

L’émissaire de l’ONU au Yémen, Martin Griffiths, a salué la proposition des houthis, jugeant qu’elle pourrait conduire à terme à une fin de la guerre au Yémen. « La mise en œuvre en toute bonne foi de cette initiative par les houthis pourrait envoyer un message puissant d’une volonté de mettre fin à la guerre », a souligné M. Griffiths samedi dans un communiqué. « Il est important de profiter de cette opportunité et d’aller de l’avant avec toutes les mesures nécessaires pour réduire la violence, l’escalade militaire et la rhétorique inutile », a-t-il ajouté. L’émissaire a annoncé sur Twitter avoir rencontré lundi à Djeddah le vice-ministre saoudien de la Défense, le prince Khaled ben Salmane, et avoir évoqué avec lui « l’évolution récente de la situation » au Yémen.

Source : AFP

Seize Yéménites, dont de nombreux civils, ont trouvé la mort hier dans un double raid aérien attribué à la coalition anti-rebelles, dans l’attaque la plus meurtrière depuis l’annonce d’une proposition de trêve des insurgés houthis reçue avec prudence par Riyad. Les deux raids, attribués par un responsable local à la coalition menée par l’Arabie saoudite au Yémen, ont visé une habitation de la localité de Qatabah dans la province de Daleh, dans le sud du Yémen. Qatabah est située dans un secteur de Daleh sous contrôle des rebelles qui se sont empressés d’accuser la coalition d’avoir délibérément visé des civils. « Une famille entière a été tuée (...) et le reste des morts sont des secouristes qui ont péri lors du second raid », a déclaré le responsable local joint au téléphone...
commentaires (2)

ET PUISQUE ON PARLE DU YEMEN PARLONS AVANT DE SYRIE OU LES CIVILS TUES SONT EN CENTAINES DE MILLIERS.

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

15 h 53, le 25 septembre 2019

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Commentaires (2)

  • ET PUISQUE ON PARLE DU YEMEN PARLONS AVANT DE SYRIE OU LES CIVILS TUES SONT EN CENTAINES DE MILLIERS.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    15 h 53, le 25 septembre 2019

  • Si les bensaouds ne savent toujours pas d'où sont partis les drones et missiles houtis sur aramco ne sachant pas non plus leur origine , une chose est sûre pour les houtis , les attaques sur des civils yéménites partent bien de la bensaoudie avec des armes occidentales , françaises , britts et amerloques et bien sûr de l'usurpation .

    FRIK-A-FRAK

    13 h 01, le 25 septembre 2019

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