Le caricaturiste turc Musa Kart, connu pour son travail pour le quotidien d’opposition Cumhuriyet, raconte avoir passé plus de temps en prison ou au tribunal qu’à son bureau depuis l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan en Turquie en 2003. Son dernier séjour en prison a commencé en avril, lorsqu’une cour d’appel a confirmé sa condamnation à trois ans et neuf mois pour « aide à une organisation terroriste », avant qu’il ne soit libéré la semaine dernière dans l’attente de l’examen d’un nouvel appel. « Ces quinze dernières années, les prisons et les tribunaux sont devenus une seconde maison pour moi », dit-il à l’AFP. Incorrigible optimiste, le caricaturiste refuse de se laisser abattre et raconte avoir toujours essayé d’être le plus présentable possible pour ses visiteurs en prison. Les défenseurs des droits de l’homme, dont Reporters sans frontières (RSF), ont appelé la Turquie à revoir ses lois antiterroristes et antidiffamation, affirmant qu’elles sont utilisées à outrance pour faire taire l’opposition.
Moyen Orient et Monde - Turquie
Pour le caricaturiste Musa Kart, les prisons et les tribunaux sont comme sa « seconde maison »
OLJ / le 19 septembre 2019 à 00h00


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