Le ministre de l’Industrie, Waël Bou Faour, s’est félicité hier dans un communiqué de la décision prise le 29 août en Conseil des ministres pour la création d’un comité interministériel sous la présidence du Premier ministre, Saad Hariri, dont le but principal sera de développer une stratégie unifiée pour l’achat par l’État de médicaments et de produits pharmaceutiques. Le comité, qui aura deux mois pour l’élaboration de cette stratégie, réunit également les ministres des Finances, de l’Industrie, de l’Intérieur, de la Défense, de la Santé, du Travail et des Affaires sociales.
Le ministre a ajouté que la priorité du comité sera d’encourager l’achat de produits pharmaceutiques locaux par les établissements publics, en particulier le ministère de la Santé, la Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) et les institutions médicales militaires. Ce qui aura pour effet d’augmenter la production des usines pharmaceutiques libanaises, ainsi que les investissements dans ce secteur, a assuré M. Bou Faour, qui estime les dépenses publiques annuelles en médicaments à 1,5 milliard de dollars, « dont une infime partie est fournie par l’industrie locale ».
La création de ce comité fait suite à une circulaire émise en mars disposant que « les administrations publiques doivent favoriser les produits locaux sur les marchés publics, tant que leurs prix n’excèdent pas de 10 % ceux issus de la concurrence étrangère ».


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