Les banques libanaises sont suffisamment « solides » pour faire face à la crise que traverse le pays, malgré le fait qu’elles ont « régulièrement » fait face ces dernières années à « des conditions d’opérations difficiles », a conclu Bank Audi dans un rapport publié cette semaine. Ses auteurs citent notamment, parmi les points forts, le « ratio de liquidité primaire élevé » des établissements libanais qui couvre en moyenne « plus de la moitié de leur base de dépôts », contre 36,1 % dans la zone MENA et 25,9 % dans le monde.
L’activité des banques libanaises marque le coup en raison de la dégradation de la situation économique et financière du pays liée à de multiples facteurs. Fin août, les autorités américaines ont en outre sanctionné une petite banque libanaise, Jammal Trust Bank, accusée de faciliter « les activités bancaires du Hezbollah ». Sa direction a annoncé son intention de faire appel.
En juillet, Fitch Ratings a maintenu le secteur bancaire libanais dans la catégorie de ceux qui possèdent un « faible niveau de vulnérabilité au stress potentiel systémique », dans son évaluation semestrielle des systèmes bancaires de 116 économies développées et émergentes.


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