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Économie - Aviation

Avions au sol, attente d’un repreneur : course contre la montre pour Aigle Azur

Dans une situation critique, Aigle Azur doit trouver un repreneur d’ici à lundi pour ne pas sombrer. Photo AFP

En cessation d’activité et dans l’attente d’un repreneur, la compagnie Aigle Azur cloue tous ses avions au sol depuis hier soir au risque de laisser des milliers de passagers bloqués, un casse-tête pour le gouvernement français qui cherche à les rapatrier et s’active pour trouver un repreneur. Si 44 vols devaient encore être assurés hier, les clients d’Aigle Azur doivent désormais se débrouiller. Plusieurs vols, dont des Beyrouth-Paris, avaient déjà été annulés depuis mardi.

Dans une situation financière critique, la compagnie ne pourra dédommager personne ni assurer le rapatriement de voyageurs dont le vol retour a été annulé. « Si vous effectuez un vol retour après le 6 septembre 2019, et ce quel que soit l’aéroport de départ, ce vol est annulé. Vous serez contraint d’acquérir un autre billet retour », a expliqué sans ambiguïté la compagnie dans un message à ses clients.

« Ce sont plusieurs milliers de personnes qui sont bloquées aujourd’hui », notamment « en Algérie et au Mali », a reconnu vendredi matin le secrétaire d’État français aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari. « Nous discutons avec des compagnies aériennes françaises, avec le groupe Air France, pour mettre en place les solutions les plus appropriées et pour qu’aucun passager qui se trouve aujourd’hui hors du territoire français ne se retrouve sans solution », a poursuivi cet ancien pilote de ligne.

Plusieurs compagnies ont d’ores et déjà proposé des tarifs spéciaux pour les clients dont le vol Aigle Azur est annulé. Air France propose ainsi des vols Porto-Paris à partir de 42 euros (soit 46 dollars), Alger-Paris à partir de 83 euros (soit 92 dollars) et Bamako-Paris à partir de 329 euros (soit 363 dollars), sous réserve de disponibilité et à condition de réserver par téléphone ou aux agences et comptoirs de la compagnie. Même politique pour Vueling (groupe IAG) qui a d’ores et déjà annoncé un tarif de 80 euros (soit 88 dollars) pour la liaison Alger-Marseille et de 100 euros (soit 110 dollars) pour Paris-Porto, et ce jusqu’au 15 octobre. Du côté de Transavia, le Paris-Porto est également à 100 euros et la ligne Lyon-Alger à partir de 80 euros.

Dans une situation critique, Aigle Azur, qui exploite de nombreuses liaisons vers le Maghreb, doit trouver un repreneur d’ici à lundi pour ne pas sombrer. Sa trésorerie en Algérie – 15 millions d’euros (soit 16,6 millions de dollars) – est notamment difficile à rapatrier, ce qui n’arrange pas ses affaires.

Une offre principale

Du côté du gouvernement français, on assure effectuer toutes les démarches possibles tant sur les questions de trésorerie que de reprise. En déplacement à Strasbourg, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a évoqué hier « une offre principale » de reprise, sans toutefois dévoiler l’identité de ce repreneur potentiel. « Il y a une offre principale sur laquelle nous travaillons » mais « je ne peux pas vous en dire plus parce que je souhaite qu’elle aboutisse et que je ne veux pas affaiblir les discussions qui sont en cours », a-t-il déclaré à la presse. D’autres offres « sérieuses » sont « envisageables » et « sur la table », a-t-il affirmé.

Aucune offre ferme n’a pour l’instant été déposée mais quelques noms de repreneurs circulent. Lionel Guérin et Philippe Micouleau, anciens dirigeants du groupe Air France, selon des sources syndicales, ou encore le nom du groupe Dubreuil, propriétaire d’Air Caraïbes, ont été évoqués.

« L’État accompagne et tente de susciter des projets de reprise », a assuré de son côté M. Djebbari, ajoutant être « en contact avec d’autres compagnies mais aussi avec d’autres opérateurs aériens pour voir dans quelle mesure la reprise de l’activité peut s’opérer ». Plusieurs options sont sur la table, selon M. Djebbari : « une reprise de l’ensemble de l’activité avec projet de restructuration » ou une « reprise un peu plus lointaine en scindant les activités long et moyen-courrier », toujours dans le but de préserver un maximum d’activité et d’emplois.

La compagnie qui emploie quelque 1 200 personnes a de son côté assuré à ses salariés que la recherche de repreneurs se poursuivait « activement ». Elle possède plusieurs atouts qui pourraient séduire un repreneur éventuel, selon ses salariés, et en particulier des droits de trafic vers l’Algérie qui en font un acteur incontournable vers cette destination.

Avec ses 11 avions, Aigle Azur a transporté 1,88 million de passagers en 2018, année pendant laquelle elle a réalisé un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros (soit 331,4 millions de dollars).

Source : AFP

En cessation d’activité et dans l’attente d’un repreneur, la compagnie Aigle Azur cloue tous ses avions au sol depuis hier soir au risque de laisser des milliers de passagers bloqués, un casse-tête pour le gouvernement français qui cherche à les rapatrier et s’active pour trouver un repreneur. Si 44 vols devaient encore être assurés hier, les clients d’Aigle Azur doivent désormais se débrouiller. Plusieurs vols, dont des Beyrouth-Paris, avaient déjà été annulés depuis mardi.Dans une situation financière critique, la compagnie ne pourra dédommager personne ni assurer le rapatriement de voyageurs dont le vol retour a été annulé. « Si vous effectuez un vol retour après le 6 septembre 2019, et ce quel que soit l’aéroport de départ, ce vol est annulé. Vous serez contraint d’acquérir un autre billet...
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