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Économie - Commerce

L’accord d’échange de produits agricoles entre le Liban et la Jordanie bientôt réactivé ?

Le poste-frontière syro-jordanien de Nassib, peu après sa réouverture fin 2018. Omar Sanadiki/Reuters

Le président du syndicat des agriculteurs de la Békaa, Ibrahim Tarchichi, s’est réjoui hier dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information de la probable réactivation de l’accord d’échange de produits agricoles entre le Liban et la Jordanie, dont l’exécution a été suspendue de fait il y a un an.

En vigueur depuis plus de 50 ans, cet accord est en principe renouvelé chaque année. Or une délégation jordanienne doit se rendre à Beyrouth le 7 octobre prochain pour aborder le sujet. « Généralement, les Jordaniens s’engagent à acheter des pommes de terre libanaises, et le Liban importe de son côté des tomates et des concombres de Jordanie. L’accord avait continué à être appliqué même partiellement après la fermeture du poste-frontière syro-jordanien de Nassib en 2015, jusqu’à il y a un an, pour une question liée à la quantité échangée », résume à L’Orient-Le Jour Antoine Hoyek, président de l’Association des agriculteurs du Liban. « Malgré la réouverture du poste fin 2018, le trafic reste limité en comparaison des cinq ou six années précédentes », regrette-t-il. Selon M. Tarchichi, le Liban exporte chaque jour 300 tonnes de marchandises à travers le passage frontalier syro-jordanien de Nassib, alors qu’avant 2015, date de la fermeture du passage, la quantité exportée était de 3 000 tonnes. Le syndicaliste a en outre exprimé l’espoir que les négociations aboutiront et permettront au Liban d’écouler « de grandes quantités » d’oignons et de pommes de terre.

La fermeture de Nassib s’est ressentie au niveau des échanges entre la Jordanie et le Liban. Les importations depuis la Jordanie s’élevaient à 129 millions dollars en 2018, contre 145 millions en 2014, tandis que les exportations libanaises sont passées de 129,8 millions en 2014 à 85,7 millions de dollars sur la même période, selon les chiffres des douanes.

Le président du syndicat des agriculteurs de la Békaa, Ibrahim Tarchichi, s’est réjoui hier dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information de la probable réactivation de l’accord d’échange de produits agricoles entre le Liban et la Jordanie, dont l’exécution a été suspendue de fait il y a un an. En vigueur depuis plus de 50 ans, cet accord est en principe renouvelé chaque année. Or une délégation jordanienne doit se rendre à Beyrouth le 7 octobre prochain pour aborder le sujet. « Généralement, les Jordaniens s’engagent à acheter des pommes de terre libanaises, et le Liban importe de son côté des tomates et des concombres de Jordanie. L’accord avait continué à être appliqué même partiellement après la fermeture du poste-frontière syro-jordanien de Nassib en 2015, jusqu’à...
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