Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Pétrolier À Gibraltar

Téhéran dément avoir donné des garanties sur la destination du Grace 1

Le pétrolier iranien Grace 1 dans les eaux de Gibraltar. AFP/Jorge Guerrero

L’Iran a démenti hier avoir donné des garanties sur la destination de son pétrolier arraisonné puis relâché par Gibraltar, dont les autorités ont à nouveau confirmé avoir reçu une promesse écrite de Téhéran sur le fait qu’il n’irait pas en Syrie.

Arraisonné le 4 juillet, le Grace 1 était soupçonné par les autorités de Gibraltar de transporter 2,1 millions de barils de pétrole iranien jusqu’en Syrie – frappée par un embargo de l’Union européenne –, ce que l’Iran a démenti à plusieurs reprises.

Le gouvernement de Gibraltar a dit jeudi avoir reçu la promesse écrite de Téhéran de ne pas envoyer en Syrie ces barils, et la Cour suprême de ce petit territoire britannique situé à l’extrême sud de l’Espagne a levé l’immobilisation du Grace 1. Mais le porte-parole de la diplomatie iranienne, Abbas Moussavi, a affirmé hier que son pays n’avait pas fait une telle promesse. « L’Iran n’a donné aucune garantie concernant le fait que le Grace 1 n’irait pas en Syrie », a-t-il déclaré, cité par un site de la chaîne de télévision d’État, IRIB. « La destination du pétrolier n’était pas la Syrie (...) et même si c’était le cas, cela n’est l’affaire de personne. » « Notre pétrolier illégalement saisi a été relâché. Cette victoire, obtenue sans leur donner de concessions, est le résultat d’une diplomatie puissante et d’une volonté forte de se battre pour les droits de la nation », a assuré sur Twitter le porte-parole du gouvernement Ali Rabiei. Peu après ces déclarations, le porte-parole du gouvernement de Gibraltar a néanmoins « confirmé que la République islamique d’Iran s’est engagée » à ne pas envoyer en Syrie les barils de pétrole.

Changement de nom

De son côté, le vice-directeur des Ports iraniens et de l’Organisation maritime, Jalil Eslami, a annoncé vendredi que le navire allait partir en Méditerranée sous pavillon iranien, et non plus panaméen. « Conformément à la demande de son propriétaire, le Grace 1 partira en mer Méditerranée après avoir changé de pavillon pour celui de la République islamique d’Iran et avoir été renommé Adrian Darya pour le voyage », a indiqué M. Eslami, dont les propos ont été retransmis par la télévision iranienne. « Le navire était d’origine russe et (...) transportait deux millions de barils de pétrole iranien », a-t-il ajouté, sans préciser la destination finale du pétrolier.

La saisie du pétrolier par Gibraltar et la marine britannique a provoqué une importante crise diplomatique entre Téhéran et Londres, ainsi que des mesures de représailles de l’Iran qui a arraisonné depuis trois autres pétroliers, dont un battant pavillon britannique le 19 juillet.

Tensions

L’arraisonnement du navire est également intervenu sur fond de fortes tensions entre Téhéran et les États-Unis – alliés de la Grande-Bretagne – après des sabotages et attaques de navires dans le Golfe et la destruction d’un drone américain par Téhéran. Peu avant l’annonce de la libération du Grace 1, les États-Unis ont demandé de prolonger l’immobilisation du pétrolier. Mais le président de la Cour suprême de Gibraltar, Anthony Dudley, a affirmé ne pas avoir reçu par écrit cette demande.

La demande américaine a fait l’effet d’un coup de théâtre alors qu’un accord entre Londres et Téhéran semblait à portée de main après des semaines de tractations diplomatiques. La « tentative de piraterie » américaine a échoué, s’est réjoui sur Twitter le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. M. Zarif a fustigé « le niveau de mépris qu’a l’administration (du président américain Donald) Trump pour la loi ». Les États-Unis, a-t-il ajouté, avaient « tenté d’abuser du système judiciaire et de voler les biens (iraniens) en haute mer ». Toutefois, rien n’empêche les États-Unis de reformuler leur demande, afin de bloquer le navire avant qu’il ne quitte les eaux territoriales de Gibraltar. Et si le capitaine et les trois officiers du Grace 1 ont été libérés, ils risquent désormais d’être interdits de visa aux États-Unis, a menacé le département d’État dans un communiqué.

Source : AFP

L’Iran a démenti hier avoir donné des garanties sur la destination de son pétrolier arraisonné puis relâché par Gibraltar, dont les autorités ont à nouveau confirmé avoir reçu une promesse écrite de Téhéran sur le fait qu’il n’irait pas en Syrie.Arraisonné le 4 juillet, le Grace 1 était soupçonné par les autorités de Gibraltar de transporter 2,1 millions de barils de pétrole iranien jusqu’en Syrie – frappée par un embargo de l’Union européenne –, ce que l’Iran a démenti à plusieurs reprises.Le gouvernement de Gibraltar a dit jeudi avoir reçu la promesse écrite de Téhéran de ne pas envoyer en Syrie ces barils, et la Cour suprême de ce petit territoire britannique situé à l’extrême sud de l’Espagne a levé l’immobilisation du Grace 1. Mais le porte-parole de la diplomatie iranienne,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut