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Économie

L’autoroute de Jounieh bientôt en chantier

Infrastructures
P.H.B. | OLJ
26/07/2019

Le Conseil du développement et de la reconstruction va bientôt ordonner le lancement des travaux d’élargissement de l’autoroute de Jounieh, dans le caza du Kesrouan, a indiqué à L’Orient-Le Jour le conseiller en ingénierie de la présidence, Antoine Souhaid, confirmant des informations communiquées au Daily Star hier.

Le chantier concerne un peu plus de dix kilomètres de routes, de deux à trois voies maximum, qui relient Nahr el-Kalb, à l’entrée du caza, à Tabarja, plus au nord, et où la circulation est très régulièrement saturée. Les travaux consisteront à ajouter une voie supplémentaire dans chaque sens, ainsi qu’une « voie de service » séparée. Les quelques ponts piétons et bretelles d’accès sur cette portion seront également aménagés ou remplacés. Le chantier devrait démarrer « dans environ un mois » et durer deux ans et demi. M. Souhaid a assuré que des « routes alternatives » seront aménagées pendant cette période pour minimiser l’impact sur le trafic.


(Pour mémoire : Réunion préparatoire du projet d’autoroute Khaldé-Nahr Ibrahim)


Deux sociétés
Les travaux seront financés par un prêt de 75 millions d’euros (près de 84 millions de dollars au taux de change actuel) débloqué en 2012 par la Banque européenne d’investissement et approuvé en novembre 2015 par le Parlement libanais. Selon le site internet de la BEI, ce prêt a été accordé dans le cadre du projet « Lebanese Highway II », qui porte sur le segment de 10,3 km concerné par les travaux et qui s’inscrit dans un programme plus vaste de réhabilitation de l’autoroute (A1) reliant Beyrouth à Tripoli, capitale du Liban-Nord et deuxième plus grande ville du pays. Le projet comprenait initialement la construction de deux échangeurs à Beyrouth, qui ne sont pas inclus dans le chantier annoncé.

Ce sont les sociétés Consolidated Engineering and Trading (basée à Sin el-Fil) et A.R. Hourie Entreprise (Beyrouth) qui ont remporté l’appel d’offres lancé l’été dernier pour confier le chantier, avec une offre à 47 millions d’euros (52,5 millions de dollars), largement inférieure au montant du prêt de la BEI. « Les offres ont été déposées en septembre dernier (…) et les vainqueurs, sur les 16 candidats en lice, ont été désignés hier », a précisé M. Souhaid, évoquant une procédure « transparente » et qui a assuré « le libre jeu de la concurrence. » La différence entre le montant de l’offre des vainqueurs du marché public et du prêt de la BEI pourrait être utilisée pour financer d’autres projets de réhabilitation des infrastructures, avec l’accord de l’institution, a-t-il encore noté.

Le conseiller du président Michel Aoun a en outre ajouté que l’État avait lui-même financé les 35 millions de dollars réglés en expropriations aux propriétaires d’environ 280 propriétés concernées sur les dix kilomètres du tracé. D’autres programmes de réhabilitation des infrastructures routières en commun sont dans les tuyaux, dont un projet approuvé en mars 2018 par la Banque mondiale pour développer les transports en commun dans le Grand Beyrouth.


Pour mémoire
Bouchons du Grand Beyrouth : solution, enfin, ou cruelle utopie ?

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libanais étranger au liban

Le comble est qu'on l'appelle " autostrade"

Une autostrade est plus large qu'une autoroute.

Alors que cette route ( du littoral ) ressemble plus à une route nationale voire départementale...

Gonflés de l'appeler autostrade aujourd'hui.

lila

Vivement une autoroute digne de ce nom !! Commencer par interdire les commerces sur la voie rapide et assurer des entrées vers l'intérieur des villes par des échangeurs avec interdiction formelle de stationner à la sortie des bretelles. Organiser les arrête des minibus-service.... et ce ne sont que des idées en vrac...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

ESPERONS SANS CORRUPTION.

Stes David

Quand j'ai eu l'opportunité de visiter le site de Nahr al Kalb et me reposer et regarder la mer au site où il y a des inscriptions (stèles) babyloniennes (qu'on peut encore bien distinguer) et égyptiennes, je trouvais pourtant dommage qu'il y a une autoroute tellement proche . Est-ce que cette autoroute n'est pas un grand danger pour l'état de site archéologique ? Surtout maintenant qu'on va encore ajouter une voie supplémentaire dans chaque sens ... C'est dommage que la Banque européenne d’investissement supporte de tels travaux ... Mais c'est aussi la complexité du Liban, il n'y a pas beaucoup d'espace, donc les sites archéologiques sont toujours vite ménacés car partout où on met le pied au Liban, il y a des traces de l'histoire ... J'éspère aussi qu'on ne fait pas la même erreur à Brissa (Hermel) où il y a des stèles similaires, il ne faut surtout pas construire une autoroute asphaltée vers ce site ...

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