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"Le port de Beyrouth est devenu le port du Hezbollah", accuse Israël, le Liban dénonce des "menaces"

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"Si l'État hébreu utilise ces déclarations pour préparer le terrain et la communauté internationale à une attaque des ports, aéroports et infrastructures civils libanais, comme il l'a fait en 2006, ce Conseil ne doit pas rester silencieux", martèle la représentante permanente du Liban à l'ONU.

OLJ
23/07/2019

L'ambassadeur d'Israël aux Nations unies, Danny Danon, a affirmé mardi lors d'une réunion du Conseil de sécurité, consacrée à la situation au Moyen-Orient, que le port de Beyrouth était devenu "le port du Hezbollah" par lequel l'Iran livre des armes au profit du parti chiite.

"Le régime iranien transfère au Liban des armes via plusieurs canaux (...) Des infrastructures civiles, dont des aéroports, sont utilisées à cette fin", a déclaré M. Danon lors de son discours, avant d'exhiber une carte censée montrer les voies d'acheminement de ces armes. Sur cette carte étaient représentés le port de Beyrouth, l'aéroport international de la capitale, le poste frontalier avec la Syrie de Masnaa, ainsi que l'aéroport international de Damas.

"Des armes, du matériel à double usage ainsi que d'autres équipements sont acheminés au Liban de façon illégale. En 2018 et 2019, Israël s'est rendu compte que l'Iran commençait à utiliser les canaux maritimes civils, dont le port de Beyrouth, à cette même fin (...) Le port de Beyrouth est devenu le port du Hezbollah", a déclaré l'ambassadeur israélien. "Ces équipements à double usage visent à renforcer les capacités du Hezbollah", a-t-il encore affirmé, indiquant que des entreprises syriennes, qui achètent le matériel provenant de compagnies étrangères, sont utilisées comme couverture. "C'est ainsi que l'Iran réussit à transférer ces équipements, avec l'assentiment des autorités libanaises", a-t-il ajouté.

La représentante permanente du Liban à l'ONU, Amal Moudallali, a répondu aux accusations de l'ambassadeur israélien, qu'elle a qualifiées de "menaces directes contre la paix et les infrastructures libanaises". Elle a accusé l’État hébreu de vouloir, avec ces déclarations, "détourner l'attention de la situation désastreuse des Palestiniens, causée par l'occupation". "Si l'État hébreu utilise ces déclarations pour préparer le terrain et la communauté internationale à une attaque des ports, aéroports et infrastructures civils libanais, comme il l'a fait en 2006, ce Conseil ne doit pas rester silencieux et doit prendre la responsabilité d'empêcher Israël de lancer une nouvelle guerre contre le Liban", a-t-elle martelé. "Une autre guerre est la dernière chose dont a besoin la région", a-t-elle ajouté. 

En septembre 2018, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait affirmé que le Hezbollah utilisait des sites proches de l'aéroport international de Beyrouth comme "caches d'armes secrètes". Lors d'un discours devant l'Assemblée générale de l'ONU, il avait présenté une carte du sud de Beyrouth, montrant trois "sites secrets" présumés, dans lesquels le parti chiite transformerait des missiles de précision, sur ordre de l'Iran.



"Où finit Beyrouth et où commence Téhéran"
L'ambassadeur israélien aux Nations unies a également dénoncé, devant le Conseil de sécurité, le fait que "grâce aux armes et au financement de l'Iran, le Hezbollah s'est installé dans le théâtre d'opérations de la Force intérimaire des Nations unies, au Liban-Sud", en violation de la résolution 1701 des Nations unies. "Chaque jour, le Hezbollah assoit sa présence au Liban-Sud. Il devient de plus en plus difficile de savoir où finit Beyrouth et où commence Téhéran", a lancé M. Danon lors de son allocution, déplorant que "certains ferment les yeux par choix sur la réalité du terrain", avant de s'en prendre directement à l'Iran.

"Le régime iranien met à mal la région, finance le terrorisme, entrave la liberté de navigation (dans le détroit d'Ormuz) et utilise ses alliés pour commettre des crimes dans le monde entier. Nous avons le devoir de préserver l'ordre en affrontant les forces du chaos, le terrorisme, l'extrémisme et les idéologies qui sèment la haine", a martelé Danny Danon.  "L'objectif de l'Iran est d'exporter la révolution dans toute la région", a-t-il ajouté, soulignant par ailleurs que "l'Iran parle de ses pantins, à savoir le Hezbollah et le régime criminel du président syrien de Bachar el-Assad, comme faisant partie de l'axe de la résistance".

Peu après les déclarations de M. Dannon devant le Conseil de sécurité, le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, Avichay Adraee, a publié plusieurs cartes sur son compte Twitter, représentant, selon lui, les itinéraires du trafic d'armes iraniennes à destination du Hezbollah. Il interpelle à ce sujet les responsables libanais, notamment le Premier ministre, Saad Hariri, le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, et le ministre des Transports, Youssef Fenianos, leur demandant "jusqu'à quand ils fermeront les yeux" sur ces agissements du Hezbollah. S'adressant au ministre Fenianos, le responsable militaire israélien lui demande si "les infrastructures libanaises sont devenues une plateforme pour renforcer les intérêts de l'Iran, au détriment des citoyens" libanais.

En décembre dernier, l'armée israélienne avait lancé l'opération "Bouclier du Nord" pour détruire les tunnels détectés du côté israélien de la frontière avec le Liban, longue de 80 km. Israël affirme que ces "tunnels d'attaque" sont un moyen pour les combattants du Hezbollah de s'infiltrer sur son territoire en cas de guerre. Les tunnels devaient servir au Hezbollah à enlever ou assassiner des soldats ou des civils israéliens, et à s'emparer d'une frange du territoire israélien en cas d'hostilités, affirme Israël.

La dernière grande confrontation en date entre le Hezbollah et l’Etat hébreu remonte à 2006. Les 33 jours de guerre avaient fait 1.200 morts côté libanais, en grande majorité des civils, et 160 côté israélien, sans permettre une neutralisation du parti chiite.


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Honneur et Patrie

Ce que Amal Moudallali n'a pas dit : Le Hezbollah n'a pas besoin de ports ni d'aéroports ni de postes frontières. Les frondes et les lance-pierres dont il dispose à volonté, lui parviennent par OVNI selon l'itinéraire Téhéran - Lune- Sud-Liban après un détour par la Voie Lactée pour tromper l'ennemi.






















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MIROIR ET ALOUETTE

Pourquoi paniquer petit usurpateur ?

Demande à ton patron nathanmachinbiduletruc de s'assoir sur une table de négociation, pour supplier l'axe de la résistance d'arrêter les frais.

Je te garantis que ceux-ci te feront même une fleur , en te permettent de quitter la terre usurpée de Palestine en bonne santé. Toi et tous ceux qui manifesteront l'envie de déguerpir de leur plein gré.

Ca ne te servira à rien de faire appel aux dirigeants libanais, ils sont sur ce plan de la défense du pays, sur la même longueur d'onde.

Bonne nuit mon petit . Sweet dreams.

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

VEULENT-ILS PAR HASARD QUE LE HEZBOLLAH UTILISE LE PORT DE HAIFA. BEYROUTH S,EST LE LIBAN. TANT QU,IL S,AGIT DE MARCHANDISES LEGALES ET PAYANT DES DROITS DE DOUANE JE NE VOIS PAS DE PROBLEME.

MAKE LEBANON GREAT AGAIN

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