L’Allemande Ursula von der Leyen a été élue de justesse hier soir par les eurodéputés à la présidence de la Commission européenne et devient la première femme à accéder à ce poste-clé de l’UE. Cette proche de la chancelière Angela Merkel, désignée le 2 juillet par les dirigeants européens lors d’un sommet de trois jours à Bruxelles, a obtenu 383 voix dans un vote à bulletins secrets. Elle devait recueillir une majorité absolue de 374 voix, quel que soit le nombre de votes exprimés, pour succéder en novembre au Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui appartient à la formation de droite PPE comme elle. Dans sa première déclaration après son élection, elle a invité tous les eurodéputés à travailler ensemble « de façon constructive ». Jusqu’à une heure avant le début du scrutin, l’issue du vote est restée incertaine, même si en théorie le cumul des voix des trois groupes majoritaires du Parlement et proeuropéens, le PPE, les sociaux-démocrates et les libéraux-centristes, pouvait lui accorder une victoire confortable. Le choix de la ministre de la Défense allemande a en effet crispé nombre d’eurodéputés, car les dirigeants de l’UE avaient fait fi des candidats présentés par le Parlement. Le résultat très serré signifie que nombre de députés proeuropéens ont refusé de lui accorder leur soutien malgré les consignes de leurs présidents de groupe.
Moyen Orient et Monde - Ue
L’Allemande Ursula von der Leyen, première femme à la tête de la Commission européenne
OLJ / le 17 juillet 2019 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine