La Corée du Nord a prévenu hier que des exercices militaires imminents entre Washington et Séoul pourraient avoir des répercussions sur la reprise annoncée de ses pourparlers avec les États-Unis, laissant entendre qu’elle pourrait revoir son moratoire sur ses essais balistiques et nucléaires. Il s’agit de la première déclaration nord-coréenne sur les manœuvres militaires depuis que Donald Trump et Kim Jong-un sont convenus le mois dernier, lors d’une rencontre impromptue dans la zone démilitarisée qui divise la péninsule, de reprendre les discussions nucléaires après des mois de blocage. Les États-Unis et la Corée du Sud organisent des exercices militaires conjoints depuis des années, mais l’échelle en a été réduite pour faciliter le dialogue avec le Nord à la suite du sommet historique entre le président américain et le dirigeant nord-coréen à Singapour en juin 2018. Près de 30 000 soldats américains sont déployés en Corée du Sud, et les exercices annuels qu’ils mènent avec des dizaines de milliers de soldats sud-coréens n’ont jamais manqué de courroucer Pyongyang. Le Nord les considère comme la répétition générale de l’invasion de son territoire.
Moyen Orient et Monde - Corées
Mise en garde de Pyongyang contre les prochaines manœuvres entre Séoul et Washington
OLJ / le 17 juillet 2019 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine