Des partis d’opposition en Algérie ont appelé samedi à la création d’une instance de dialogue en vue d’organiser « dans six mois » une élection présidentielle, excluant la participation des « symboles de l’ancien régime ». Cette instance sera composée de « personnalités choisies dans un cadre consensuel entre les parties du dialogue avec l’exclusion des symboles de l’ancien régime », selon un projet de feuille de route présenté lors d’une réunion à Alger, présidée par l’ancien ministre et opposant Abdelaziz Rahabi. Les participants ont proposé, en vue de préparer l’élection, de « se mettre d’accord sur une période d’une durée de six mois, laquelle débouchera sur une élection libre et pluraliste qui permettra au peuple d’exercer sa pleine souveraineté ». À cette fin, ils ont appelé à la création d’une « instance nationale pour l’organisation de l’élection présidentielle », qui naîtra d’un « accord politique adopté à travers un dialogue politique souverain », selon la feuille de route. Après 20 ans au pouvoir, M. Bouteflika a démissionné le 2 avril sous la pression conjuguée de manifestations populaires massives, organisées chaque semaine depuis le 22 février, et de l’armée. Mais depuis, le président intérimaire Abdelkader Bensalah et le chef d’état-major de l’armée le général Ahmad Gaïd Salah, véritable homme fort du pays, font face à un mouvement de protestation, qui manifeste chaque vendredi contre le régime et avec lequel il s’oppose sur les contours de la transition politique. Faute de candidat, la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à M. Bouteflika a été annulée. Par ailleurs, Djamel Ould Abbes, l’ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), parti du président algérien déchu Abdelaziz Bouteflika, poursuivi notamment pour « dilapidation de deniers publics », a été placé hier en détention préventive, selon la télévision publique.
Moyen Orient et Monde - Algérie
Des partis d’opposition proposent un dialogue pour la présidentielle
OLJ / le 08 juillet 2019 à 00h00


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