« Terrifiant », « effrayant » : après avoir été frappés par deux séismes majeurs en deux jours, les habitants proches de l’épicentre, dans le sud de la Californie, faisaient part durant le week-end de leur crainte de subir une nouvelle forte secousse dans cette région sismique hantée par l’angoisse du « Big One ». Si les deux séismes – jeudi et vendredi – ont été ressentis à Los Angeles et Las Vegas, leur épicentre était situé dans une zone désertique peu peuplée, ce qui explique qu’ils n’aient fait, selon les dernières informations, que quelques blessés légers et relativement peu de dégâts. Mais les habitants de la région de Ridgecrest restaient sous le choc après le séisme d’une magnitude de 7,1 survenu vendredi soir, le plus fort depuis vingt ans à frapper la zone. La probabilité qu’un nouveau séisme de magnitude 7 ou supérieure se produise est « basse », à 3 %, a précisé l’institut américain de géophysique USGS sur Twitter. Mais ces deux tremblements de terre successifs ont ravivé le spectre du « Big One », ce mégaséisme potentiellement dévastateur tant redouté dans l’Ouest américain. Une sismologue de l’Institut californien de technologie (Caltech), Lucy Jones, a toutefois précisé que les deux séismes s’étaient produits sur une « même faille », distincte de celle de San Andreas qui est susceptible de provoquer ce redouté « Big One ». Avec ses 7,1 de magnitude, le séisme de vendredi est 11 fois plus puissant que celui de jeudi, qui était de 6,4. Et les habitants de la région ont subi depuis jeudi matin une vingtaine de séismes de magnitude 4 et au moins 1 200 répliques d’intensités variées.
Moyen Orient et Monde - États-Unis
La crainte du « Big One » ravivée après un puissant séisme en Californie
OLJ / le 08 juillet 2019 à 00h00


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